Borges et les classiques

Lecteur infatigable, Borges s’est longuement interrogé sur le sens qu’il convient de donner au terme de « classiques » qu’on s’accorde à appliquer aux grands auteurs de la littérature universelle. Tout en soulignant, dès 1941, ce que la notion de classicisme a de relatif et combien elle varie d’...

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Auteur principal: Roubaud-Bénichou, Sylvia
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2006
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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id cairn-RLC_320_0435
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spelling cairn-RLC_320_0435RLCRevue de littérature comparée https://shs.cairn.info/revue-de-litterature-comparee-2006-4-page-435?lang=fr https://doi.org/10.3917/rlc.320.0435 Borges et les classiques Roubaud-Bénichou, Sylvia2006 fre Revue de littérature comparée | 320 | 4 | 2006-12-01 | p. 435-445 | 0035-1466 RLC_32048 Lecteur infatigable, Borges s’est longuement interrogé sur le sens qu’il convient de donner au terme de « classiques » qu’on s’accorde à appliquer aux grands auteurs de la littérature universelle. Tout en soulignant, dès 1941, ce que la notion de classicisme a de relatif et combien elle varie d’une nation ou d’une époque à une autre, il n’a cessé, tout au long de sa vie, de fréquenter les grandes œuvres du passé, de les analyser et d’en faire la matière de son œuvre propre. Les pages qu’il a consacrées à Shakespeare, à Dante et à Cervantès donnent la mesure du respect mêlé de désinvolture que, par une ambiance typique de sa manière, il nourrit à leur égard.Borges and the Classics A tireless reader, Borges has for a long time wondered about the meaning one has to give the the word “classics” which we all agree to apply to the main authors of universal literature. Although, as early as 1941, he underlined how relative the notion of classicism is, and how it may change from one nation to another or from one time to another, he never stopped, all his life, to live with the major works of the past, to analyse them, and to use them as the subjects of his own writings. The pages he wrote about Shakespeare, about Dante, or about Cervantes, give us an idea of how he was respectful and at the same time casual about them, in this typical ambience of his.Cairn free access
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description Lecteur infatigable, Borges s’est longuement interrogé sur le sens qu’il convient de donner au terme de « classiques » qu’on s’accorde à appliquer aux grands auteurs de la littérature universelle. Tout en soulignant, dès 1941, ce que la notion de classicisme a de relatif et combien elle varie d’une nation ou d’une époque à une autre, il n’a cessé, tout au long de sa vie, de fréquenter les grandes œuvres du passé, de les analyser et d’en faire la matière de son œuvre propre. Les pages qu’il a consacrées à Shakespeare, à Dante et à Cervantès donnent la mesure du respect mêlé de désinvolture que, par une ambiance typique de sa manière, il nourrit à leur égard.
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