Hyperbole donquichottesque et spatialité cervantine chez Sterne

La présence de Don Quichotte dans Tristram Shandy déploie les possibilités de la référence négative, dans les deux types d’imagination auxquels Don Quichotte est associé, celui des mots et celui de l’espace. Les deux formes de spatialisation, la métaphorique et la littérale, sont accompagnées d’e...

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書誌詳細
第一著者: Martinet, Marie-Madeleine
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2006
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:La présence de Don Quichotte dans Tristram Shandy déploie les possibilités de la référence négative, dans les deux types d’imagination auxquels Don Quichotte est associé, celui des mots et celui de l’espace. Les deux formes de spatialisation, la métaphorique et la littérale, sont accompagnées d’effets ironiques. Les insertions de Don Quichotte dans le texte se font par comparaisons hyperbo liques, notamment au chapitre sur le pouvoir des noms ; le roman de Cervantès sert de métafiction réflexive pour thématiser l’irréalité des modes créés par le langage. Quand la chevalerie de Don Quichotte est mise en parallèle avec l’architecture, nouvelle spatialisation du texte, la proximité extérieure s’ouvre sur les emboîtements du monde intérieur. La référence directe à l’acte créateur dans Tristram Shandy se fait par allusion à Cervantès, où la mention de Don Quichotte, cité par rapport à Sancho, déclenche une réflexion sur les relations entre l’auteur et ses personnages.