Les littératures en marge du débat sur les « atrocités congolaises » : de l'engagement moral à l'horreur pittoresque

Le débat journalistique et politique sur les « atrocités congolaises » dans l’État indépendant du Congo fondé par le roi Léopold II de Belgique, colonie privée conçue selon les principes d’une « Raubwirtschaft » pure et dure, a mis l’Afrique à la une de l’actualité en Europe à partir de 1900 et pe...

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Autore principale: Gehrmann, Susanne
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2005
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Le débat journalistique et politique sur les « atrocités congolaises » dans l’État indépendant du Congo fondé par le roi Léopold II de Belgique, colonie privée conçue selon les principes d’une « Raubwirtschaft » pure et dure, a mis l’Afrique à la une de l’actualité en Europe à partir de 1900 et permet une réflexion sérieuse sur les problèmes dus à l’activité colonisatrice européenne en Afrique. Au-delà de l’engagement moral et humanitaire des missionnaires et de la Congo Reform Association fondé à Londres en 1904, le Congo devient un sujet littéraire et médiatique très présent dans l’imaginaire européen de ces années. On pourra même dire que ce débat participe à l’éclosion du type de l’intellectuel engagé du XXe siècle, car un nombre important d’acteurs culturels (qui n’étaient pas nécessairement proches des questions qui touchent à l’Afrique) y participent et s’organisent dans un réseau. Le texte montre, à partir d’un roman italien et d’un recueil de nouvelles suisse, qu’il n’y avait pas en Europe, par rapport aux événements du Congo, de position « marginale ».