La voix de l'exil ou la naissance de l'élégie moderne.

Il est exclu d’identifier l’élégie romaine moderne, dont les Tristes d’Ovide sont un paradigme, avec la prétendue « élégie » chinoise, que semble inaugurer le poète Qu Yuan ( IVe siècle avant notre ère). Cependant les deux poètes exemplifient la même attitude ou « disposition mentale ». En situati...

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Dettagli Bibliografici
Autore principale: Postel, Philippe
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2003
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Il est exclu d’identifier l’élégie romaine moderne, dont les Tristes d’Ovide sont un paradigme, avec la prétendue « élégie » chinoise, que semble inaugurer le poète Qu Yuan ( IVe siècle avant notre ère). Cependant les deux poètes exemplifient la même attitude ou « disposition mentale ». En situation d’exilés, ils expriment leur séparation d’avec leurs semblables de la même manière : leur moi est tantôt sublimé dans des transpositions mythologiques, tantôt nié dans un élan vers la mort ou le retrait. Au terme d’une métamorphose, les poètes se dépeignent finalement comme les inventeurs contraints d’un nouveau mode poétique (élégie occidentale ou saoti chinois) qui formule la tension irrésolue entre le moi et le monde.