Girls' novels in america : the beginnings

Le roman pour filles aux États-Unis : les origines Le roman pour filles s’est construit aux États-Unis à partir de deux genres littéraires du début du XIX e siècle, l’historiette morale écrite pour les enfants et le « roman domestique » écrit pour les femmes. La version américaine de l’historiett...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Scott Macleod, Anne
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2002
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Le roman pour filles aux États-Unis : les origines Le roman pour filles s’est construit aux États-Unis à partir de deux genres littéraires du début du XIX e siècle, l’historiette morale écrite pour les enfants et le « roman domestique » écrit pour les femmes. La version américaine de l’historiette morale trouvait ses modèles dans la littérature enfantine anglaise du XVIII e siècle et en particulier dans les écrits de Maria Edgeworth. Les fictions mettant en scène des enfants servaient à transmettre une éducation morale; elles mettent l’accent sur l’honnêteté, le souci des autres et la discipline personnelle. Le roman domestique pour femmes très apprécié alors – appelé woman’s fiction par sa meilleure spécialiste, Nina Baym, – était tout aussi moralisateur en apparence. Mais en dramatisant la vie des femmes, il encourageait celles-ci à faire appel à leurs forces personnelles et à exercer une emprise sur leur propre vie. Louisa May Alcott, dont Little Women [Les Quatre filles du docteur March] peut être tenu pour le premier roman américain pour filles, combine les deux traditions littéraires. Quoique le roman ait une visée d’éducation morale comme les historiettes, il relève davantage du roman domestique par la vivacité de ses dialogues et la forte individualisation de ses personnages. La dimension autobiographique du récit donne à Little Women une force et une profondeur qu’on ne retrouvera pas dans ses ouvrages ultérieurs destinés aux jeunes lecteurs, et l’autoportrait de Louisa Alcott en Jo March continue à sonner juste pour ses lecteurs.