Les fictions identitaires des romanciers haïtiens du Québec
Cet article se propose d’observer la reconfiguration des interrogations identitaires chez les romanciers haïtiens immigrés au Québec. Confrontée jusqu’aux années 1980 à l’imaginaire romanesque québécois (marqué par les topoï du manque, du pays absent et de la déprise historique), la fiction des Ha...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2002
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article se propose d’observer la reconfiguration des interrogations identitaires chez les romanciers haïtiens immigrés au Québec. Confrontée jusqu’aux
années 1980 à l’imaginaire romanesque québécois (marqué par les topoï du
manque, du pays absent et de la déprise historique), la fiction des Haïtiens entre
dans un rapport interculturel tensionnel avec le discours littéraire dominant du
pays d’accueil pour inscrire sa propre altérité sur un mode violent, angoissé,
fondé sur le sentiment de l’écartèlement identitaire (G. Étienne, A. Phelps,
É. Ollivier, J. Jonassaint). Depuis les années 1990, correspondant à l’hétérogénéité croissante de la culture québécoise, le récit diasporique haïtien s’affranchit
des clivages identitaires et instaure un rapport plus dialogique (« migrant ») avec
l’espace culturel caraïbéen par le biais de l’intime, de la fiction de soi et de la
dérive mémorielle (D. Laferrière, J. Des Rosiers, S. Péan, É. Ollivier). |
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