Frantz Fanon, Lafcadio Hearn et la supercherie de « Mayotte Capécia »

Je suis Martiniquaise, 1948, attribué à Mayotte Capécia, est le résultat d’une supercherie montée par l’éditeur parisien Corrêa (Edmond Buchet). Le roman démarque abondamment plusieurs ouvrages du cosmopolite anglophone Lafcadio Hearn, édités en traduction française à Paris par le Mercure de Fran...

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Bibliografische gegevens
Hoofdauteur: Arnold, Albert James
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2002
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Omschrijving
Samenvatting:Je suis Martiniquaise, 1948, attribué à Mayotte Capécia, est le résultat d’une supercherie montée par l’éditeur parisien Corrêa (Edmond Buchet). Le roman démarque abondamment plusieurs ouvrages du cosmopolite anglophone Lafcadio Hearn, édités en traduction française à Paris par le Mercure de France. La perspective socioculturelle de Hearn, sympathique aux paysans martiniquais vers la fin du XIX e siècle, se trouve détournée, dans Je suis Martiniquaise, vers un érotisme de mauvais aloi qui véhicule un exotisme colonialiste au moment même du passage de la Martinique au nouveau statut de Département d’Outre-Mer.