Littérature et imaginaire colonial

L’œuvre de Saint-John Perse et ses intertextes (Shakespeare, Césaire, Glissant, Camus) illustrent l’ambivalence du discours littéraire concernant l’imaginaire colonial, ses archétypes et sa mythologie. Le poète d’origine antillaise retravaille en effet de manière ambiguë, par l’ironie démystifiant...

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Autore principale: Claverie, André
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2002
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:L’œuvre de Saint-John Perse et ses intertextes (Shakespeare, Césaire, Glissant, Camus) illustrent l’ambivalence du discours littéraire concernant l’imaginaire colonial, ses archétypes et sa mythologie. Le poète d’origine antillaise retravaille en effet de manière ambiguë, par l’ironie démystifiante et un deuil élogieux, les représentations coloniales qui ont leur genèse, pour la plupart, dans l’univers de la plantation de la fin du XVII e siècle : idéal aristocratique, mythe de la pureté, schèmes de domination, rêve d’implantation, fatalité cosmique de l’histoire... C’est finalement le rapport même à l’imaginaire qui est l’objet d’une écriture poétique donnant à lire sa propre négation au bénéfice d’une quête de l’être et du réel.