D'une littérature deux autres
Depuis 1830, date de sa fondation, la Belgique se glorifiait d’une seule littérature, romantique et patriotique, mais s’exprimant en deux langues : en français et en néerlandais. L’État est francophone mais non francophile : il redoute le grand voisin républicain dont les velléités annexionnistes...
Kaydedildi:
| Yazar: | |
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
2001
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| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Depuis 1830, date de sa fondation, la Belgique se glorifiait d’une seule littérature, romantique et patriotique, mais s’exprimant en deux langues : en français
et en néerlandais. L’État est francophone mais non francophile : il redoute le
grand voisin républicain dont les velléités annexionnistes lui sont bien connues.
Les auteurs poursuivent, en néerlandais comme en français, le même but : légitimer l’autonomie politique du jeune État en célébrant son passé... flamand !
Mais la guerre franco-allemande de 1870 redistribue les cartes politiques : de
francophone, la Belgique devient francophile. Du coup, les Flamands se
réveillent, politiquement et culturellement. La communautarisation culturelle a
commencé : bientôt les deux littératures s’ignoreront tranquillement. |
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