L’urgence écologique, un impératif juridique

Sous la contrainte d’habiter différemment la planète, l’urgence écologique se traduit par une urgence juridique. Le réchauffement climatique et l’effondrement de la biodiversité proviennent de la façon d’exister des sociétés modernes qui a conduit à l’anthropocène. Le droit des sociétés modernes sou...

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Opis bibliograficzny
1. autor: Barrière, Olivier
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: 2022
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RJE_HS07_0035
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spelling cairn-RJE_HS07_0035RJERevue juridique de l’environnement https://droit.cairn.info/revue-juridique-de-l-environnement-2022-HS21-page-35?lang=fr L’urgence écologique, un impératif juridique Barrière, Olivier2022 communscoviabilité socio-écologiquedroit négociénaturalismesolidarité écologiquesujet de droitcommonsecological solidaritynaturalismnegotiated rightsocio-ecological coviabilitysubject of rightfre Revue juridique de l’environnement | spécial | HS1 | 2022-06-02 | p. 35-69 | 0397-0299 RJE_HS0782 Sous la contrainte d’habiter différemment la planète, l’urgence écologique se traduit par une urgence juridique. Le réchauffement climatique et l’effondrement de la biodiversité proviennent de la façon d’exister des sociétés modernes qui a conduit à l’anthropocène. Le droit des sociétés modernes souffre de deux maux qui sont à l’origine de l’état de la biosphère : une séparation de l’homme du reste du vivant objectivisé et l’absence de reconnaissance de l’interdépendance entre les êtres vivants dont l’homme fait partie. Le mantra onusien de « vivre en harmonie avec la nature » se complait dans un dualisme qui favoriserait une mutation du droit de l’environnement s’il parvenait à se dégager d’un anthropocentrisme et un ethnocentrisme maintenu dans un objectif de « développement ». L’urgence juridique est de ré-instituer les communs, relocaliser le droit afin de promouvoir une solidarité écologique en termes d’interdépendance, conférer un statut au vivant de collectif humain/non-humain dans la perspective d’un régime juridique de coviabilité socio-écologique.Under the constraint of inhabiting the planet differently, the ecological emergency translates into a judicial emergency. Global warming and the collapse of biodiversity stem from the way of modern societies living that has led to the Anthropocene. The right of modern societies suffers from two evils that are at the origin of the state of the biosphere: a separation of man from the rest of living beings seen as objects and the absence of recognition of the interdependence between living beings of which man is a part. The UN mantra of "living in harmony with nature" is completed in a dualism that would favor a mutation of environmental law if it managed to free itself from an anthropocentrism and an ethnocentrism maintained in an aim of "development". The judicial emergency is to re-institute the commons, to relocalize the right in order to promote an ecological solidarity in terms of interdependence, to confer a status to the living of human/non-human collective in the perspective of a legal regime of socio-ecological coviability.Cairn free access
language Français
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