Le boycott à l’heure du soft power et de la diplomatie d’influence
Conçu initialement comme un outil de pilotage visant à accompagner le développement des universités chinoises, le classement de Shanghai dépasse rapidement les frontières de la Chine et s’impose comme un indicateur de visibilité académique des meilleures institutions mondiales. L’étude sur la décenn...
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| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
2015
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| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-RIS_097_0119RISRevue internationale et stratégique https://shs.cairn.info/revue-internationale-et-strategique-2015-1-page-119?lang=fr https://doi.org/10.3917/ris.097.0119 Le boycott à l’heure du soft power et de la diplomatie d’influence Gomez, Carole2015 fre Revue internationale et stratégique | 97 | 1 | 2015-03-03 | p. 119-127 | 1287-1672 RIS_09758 Conçu initialement comme un outil de pilotage visant à accompagner le développement des universités chinoises, le classement de Shanghai dépasse rapidement les frontières de la Chine et s’impose comme un indicateur de visibilité académique des meilleures institutions mondiales. L’étude sur la décennie écoulée fait ressortir le poids croissant des universités domestiques dans le classement et l’affirmation de la Chine comme un foyer scientifique de référence. Par ailleurs, en retenant l’intitulé « classement de Shanghai », les médias ont contribué au rayonnement d’une métropole et au renforcement du pouvoir de cadrage de la Chine bien au-delà du simple champ académique. La diffusion de ce classement et son adoption par les dirigeants de nombreux pays en font un redoutable outil au service de sa diplomatie d’influence. Considérée jusque-là comme l’usine du monde, la Chine entend également s’affirmer comme l’un des acteurs majeurs de l’économie de la connaissance.The Shanghai ranking, vehicle of Chinese soft power in the making?Initially envisaged as a tool to guide and accompany the development of Chinese universities, the Shanghai ranking has gone beyond China’s borders to establish itself as an indicator of the academic visibility of the world’s best institutions. The study of the last decade highlights the increasing success of Chinese universities in the ranking and affirms the status of the country as a home for quality scientific research. In addition, by preserving the name “Shanghai ranking” the media have contributed to the outreaching of a city and strengthened the force of China above and beyond the academic field. The distribution of this ranking and its adoption by business leaders in numerous countries make it a supremely effective tool for exerting influence in a diplomatic manner. Considered until now as the world’s factory, China also aims to impose itself as a major player in the knowledge economy.Cairn free access |
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