La xénophobie et son instrumentalisation politique en Russie. L'exemple des skinheads

Résumé En quelques années, la Russie est devenue le premier pays au monde pour son nombre de skinheads, environ 50 000 individus. Tout d'abord largement inorganisé, le mouvement skinhead s'est institutionnalisé dans la deuxième moitié des années 1990. Son essor s'explique par sa cap...

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書誌詳細
第一著者: Laruelle, Marlène
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2007
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Résumé En quelques années, la Russie est devenue le premier pays au monde pour son nombre de skinheads, environ 50 000 individus. Tout d'abord largement inorganisé, le mouvement skinhead s'est institutionnalisé dans la deuxième moitié des années 1990. Son essor s'explique par sa capacité à dépasser les clivages doctrinaux en recentrant ses actions sur la xénophobie et la peur des migrants. À travers ce thème porteur, les skinheads ont pu tisser des liens avec les partis politiques officiels, répondre au malaise social de certaines couches de la population, et conforter le sentiment, largement partagé, que les migrants constituent une menace à l'équilibre national et économique du pays. Le mouvement skinhead s'inscrit donc dans un contexte plus global qui explique en partie la complaisance politique et juridique dont il bénéficie.