Des privatisations forcées à la démocratie imposée : quels critères d'adhésion à l'Union européenne ?

L’élargissement de l’Europe vers l’Est ne résulte pas d’un processus de coopération, mais d’une démarche à sens unique selon laquelle les États candidats doivent s’aligner sur les exigences de l’Union européenne (UE). Une intégration des pays par « vagues » a, dans un premier temps, été préconisée....

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Autore principale: Samary, Catherine
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2002
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descrizione
Riassunto:L’élargissement de l’Europe vers l’Est ne résulte pas d’un processus de coopération, mais d’une démarche à sens unique selon laquelle les États candidats doivent s’aligner sur les exigences de l’Union européenne (UE). Une intégration des pays par « vagues » a, dans un premier temps, été préconisée. Des critères de sélection devaient permettre de déterminer les États qui formeraient la première vague. Or, en définitive, des considérations géostratégiques motivèrent le choix de l’UE. Au printemps 1999, la nécessité de stabiliser la situation dans les Balkans a conduit à l’abandon de la méthode d’adhésion par « vagues ». Le Conseil d’Helsinki, de décembre 1999, a décidé d’engager des négociations avec l’ensemble des pays candidats et d’abandonner toute garantie concernant le calendrier de l’adhésion. Les pays de l’Europe de l’Est se sont engagés sur la voie d’une ouverture à la concurrence de leurs marchés afin de remplir les critères d’adhésion. Or la faiblesse de leurs économies infirme l’efficacité supposée des préceptes libéraux. Néanmoins, l’UE continue à promouvoir ce modèle assimilant à tort démocratisation et privatisations.