Pensée globale, action locale : le « consentement collectif » et l'éthique de la production du savoir

L’évaluation éthique de la recherche fait partie intégrante du processus d’élaboration des projets et de réflexion sur les questions associées à la production de la connaissance. Cette évaluation s’inscrit dans un système qui légitime et renforce pour l’essentiel la conception occidentale des méthod...

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Autor principal: Hudson, Maui
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2013
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spelling cairn-RISS_195_0151RISSRevue internationale des sciences sociales https://shs.cairn.info/revue-internationale-des-sciences-sociales-2010-1-page-151?lang=fr https://doi.org/10.3917/riss.195.0151 Pensée globale, action locale : le « consentement collectif » et l'éthique de la production du savoir Hudson, Maui2013 fre Revue internationale des sciences sociales | 195 | 1 | 2013-07-01 | p. 151-160 | 0304-3037 RISS_19583 L’évaluation éthique de la recherche fait partie intégrante du processus d’élaboration des projets et de réflexion sur les questions associées à la production de la connaissance. Cette évaluation s’inscrit dans un système qui légitime et renforce pour l’essentiel la conception occidentale des méthodes d’investigation et d’acquisition de la connaissance et de ses retombées bénéfiques pour la société. Partout dans le monde, le processus de la colonisation a eu pour corollaire l’exclusion des sensibilités autochtones. En Nouvelle-Zélande, le savoir maori (autochtone) a souffert de cette marginalisation, également perceptible au niveau de l’évaluation éthique. Les valeurs maories ont beau être reconnues, elles ne pèsent pas encore comme elles le devraient dans les délibérations concernant l’éthique de la recherche. Les communautés autochtones souhaitent l’adoption de procédures qui obligeraient les comités d’éthique à intégrer la notion de droits collectifs dans leurs analyses, mais cette revendication est largement ignorée par le système d’évaluation éthique actuel. Alors que les chercheurs maoris adeptes de la philosophie kaupapa insistent sur les avantages d’une implication plus étroite de la communauté, les décideurs et les comités d’éthique préfèrent parler d’un mécanisme de « consultation » destiné à confirmer les engagements pris, le soutien communautaire au projet et la pertinence de la recherche. Le présent article vise à montrer comment le concept de « consentement collectif » pourrait enrichir et faciliter les négociations entre les chercheurs et les communautés.Cairn free access
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description L’évaluation éthique de la recherche fait partie intégrante du processus d’élaboration des projets et de réflexion sur les questions associées à la production de la connaissance. Cette évaluation s’inscrit dans un système qui légitime et renforce pour l’essentiel la conception occidentale des méthodes d’investigation et d’acquisition de la connaissance et de ses retombées bénéfiques pour la société. Partout dans le monde, le processus de la colonisation a eu pour corollaire l’exclusion des sensibilités autochtones. En Nouvelle-Zélande, le savoir maori (autochtone) a souffert de cette marginalisation, également perceptible au niveau de l’évaluation éthique. Les valeurs maories ont beau être reconnues, elles ne pèsent pas encore comme elles le devraient dans les délibérations concernant l’éthique de la recherche. Les communautés autochtones souhaitent l’adoption de procédures qui obligeraient les comités d’éthique à intégrer la notion de droits collectifs dans leurs analyses, mais cette revendication est largement ignorée par le système d’évaluation éthique actuel. Alors que les chercheurs maoris adeptes de la philosophie kaupapa insistent sur les avantages d’une implication plus étroite de la communauté, les décideurs et les comités d’éthique préfèrent parler d’un mécanisme de « consultation » destiné à confirmer les engagements pris, le soutien communautaire au projet et la pertinence de la recherche. Le présent article vise à montrer comment le concept de « consentement collectif » pourrait enrichir et faciliter les négociations entre les chercheurs et les communautés.
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