L'économie institutionnelle du partage de l'information biologique

RésuméDans le domaine de la gouvernance de la biodiversité, des initiatives de partage des connaissances par la mise en réseau de bases de données ont été prises, tant au niveau mondial (comme en témoigne la création du Centre mondial d’information sur la biodiversité ( gbif), qui relie les ressourc...

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Auteur principal: Dedeurwaerdere, Tom
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2009
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-RISS_188_0373RISSRevue internationale des sciences sociales https://shs.cairn.info/revue-internationale-des-sciences-sociales-2006-2-page-373?lang=fr https://doi.org/10.3917/riss.188.0373 L'économie institutionnelle du partage de l'information biologique Dedeurwaerdere, Tom2009 fre Revue internationale des sciences sociales | 188 | 2 | 2009-01-05 | p. 373-392 | 0304-3037 RISS_1882 RésuméDans le domaine de la gouvernance de la biodiversité, des initiatives de partage des connaissances par la mise en réseau de bases de données ont été prises, tant au niveau mondial (comme en témoigne la création du Centre mondial d’information sur la biodiversité ( gbif), qui relie les ressources sur la biodiversité du monde entier dans un portail de base de données) que dans le cadre de réseaux plus spécialisés (comme la Banque européenne de tissus tumoraux humains congelés (TuBaFrost)). J’analyserai ici les conditions institutionnelles favorables au développement de ces initiatives dans le cas particulier des ressources microbiologiques. Les deux principales conclusions de cette analyse sont les suivantes : tout d’abord, l’information microbiologique doit être considérée comme un bien complexe qui, par certains aspects, est un bien public, et par d’autres une ressource mise en commun. Ensuite, pour résoudre les problèmes d’incitation que pose ce bien complexe, il nous faut dépasser une conception statique de l’efficience (qui favorise les incitations économiques sous la forme de l’octroi de droits de propriété intellectuelle) pour adopter un cadre dynamique (orienté vers l’application de normes de coopération dans des conditions d’évolution des préférences sociales et des processus d’acquisition des connaissances tout au long de la chaîne de l’innovation). M’appuyant sur les méthodologies des programmes de recherche sur l’efficience dynamique qui ont donné de bons résultats dans d’autres domaines de la nouvelle économie institutionnelle, j’envisage un cadre qui permettrait de définir un ensemble solide de règles de conception pour la gouvernance des ressources microbiologiques mises en commun.Cairn free access
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