La morale économique chrétienne : le tournant médiéval

RésuméLe paradoxe est connu : c’est au milieu d’une culture chrétienne hostile à l’argent que le capitalisme s’est développé. En revanche, on s’est moins interrogé sur les raisons de cette hostilité. Pourtant, celles-ci ne vont pas de soi. Certes, les pères de l’Église faisaient preuve d’une grande...

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Autore principale: Erner, Guillaume
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2007
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-RISS_185_0513RISSRevue internationale des sciences sociales https://shs.cairn.info/revue-internationale-des-sciences-sociales-2005-3-page-513?lang=fr https://doi.org/10.3917/riss.185.0513 La morale économique chrétienne : le tournant médiéval Erner, Guillaume2007 fre Revue internationale des sciences sociales | 185 | 3 | 2007-10-24 | p. 513-522 | 0304-3037 RISS_18547 RésuméLe paradoxe est connu : c’est au milieu d’une culture chrétienne hostile à l’argent que le capitalisme s’est développé. En revanche, on s’est moins interrogé sur les raisons de cette hostilité. Pourtant, celles-ci ne vont pas de soi. Certes, les pères de l’Église faisaient preuve d’une grande hostilité vis-à-vis de la matière. Mais les théologiens médiévaux ne se gênaient pas d’amender les thèses des Anciens lorsque les nécessités de l’heure l’imposaient. Selon notre hypothèse, la virulence de ce proto-anticapitalisme s’explique par l’association effectuée entre la matière au sens large – l’argent d’une part, mais aussi la sexualité – et cet anti-monde censé être dominé par les Juifs.L’étude du discours des théologiens chrétiens du xiiie siècle permet de mieux souligner les liens unissant l’hostilité à l’argent et la haine des différents. Voilà qui pourrait éclairer la permanence de ce refus au sein de certains discours modernes.Cairn free access
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description RésuméLe paradoxe est connu : c’est au milieu d’une culture chrétienne hostile à l’argent que le capitalisme s’est développé. En revanche, on s’est moins interrogé sur les raisons de cette hostilité. Pourtant, celles-ci ne vont pas de soi. Certes, les pères de l’Église faisaient preuve d’une grande hostilité vis-à-vis de la matière. Mais les théologiens médiévaux ne se gênaient pas d’amender les thèses des Anciens lorsque les nécessités de l’heure l’imposaient. Selon notre hypothèse, la virulence de ce proto-anticapitalisme s’explique par l’association effectuée entre la matière au sens large – l’argent d’une part, mais aussi la sexualité – et cet anti-monde censé être dominé par les Juifs.L’étude du discours des théologiens chrétiens du xiiie siècle permet de mieux souligner les liens unissant l’hostilité à l’argent et la haine des différents. Voilà qui pourrait éclairer la permanence de ce refus au sein de certains discours modernes.
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