Droits du corps et perversions de la guerre : droits et violences sexuels dix ans après Beijing

RésuméLe Plan d’action de Beijing (1995) et les documents connexes – ceux de la Conférence de Vienne sur les droits de l’homme (1993) et de la Conférence internationale sur la population et le développement (1994) – ont représenté des étapes importantes pour faire reconnaître ce que l’on pourrait ap...

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Detalhes bibliográficos
Autor principal: Petchesky, Rosalind P.
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2007
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-RISS_184_0329RISSRevue internationale des sciences sociales https://shs.cairn.info/revue-internationale-des-sciences-sociales-2005-2-page-329?lang=fr https://doi.org/10.3917/riss.184.0329 Droits du corps et perversions de la guerre : droits et violences sexuels dix ans après Beijing Petchesky, Rosalind P.2007 fre Revue internationale des sciences sociales | 184 | 2 | 2007-10-18 | p. 329-348 | 0304-3037 RISS_18437 RésuméLe Plan d’action de Beijing (1995) et les documents connexes – ceux de la Conférence de Vienne sur les droits de l’homme (1993) et de la Conférence internationale sur la population et le développement (1994) – ont représenté des étapes importantes pour faire reconnaître ce que l’on pourrait appeler les droits du corps. Il y a là des droits positifs s’agissant de l’expression sexuelle, de la liberté de procréation et d’accès aux soins de santé, en même temps que des droits négatifs, notamment le droit à ne pas subir la violence et la torture. Dix ans après, les corps violentés des hommes d’Abou Ghraib, de Guantanamo et du Gujarat semblent ridiculiser certains des postulats fondamentaux de Beijing, à savoir que les femmes sont essentiellement les victimes et non pas les auteurs de violences corporelles et que, en tant que telles, les femmes sont, ou devraient être, les principales bénéficiaires des droits à l’intégrité corporelle. La présente étude revient sur ces postulats dans le sillage de la « guerre contre le terrorisme », de l’extrémisme religieux et des pratiques de violence racialisée, sexuelle et souvent homophobe dirigée contre des hommes dans le cadre de guerres et de conflits ethniques. En particulier, l’auteur examine la guerre d’Iraq et comment celle-ci configure ces pratiques selon des modalités anciennes et nouvelles. L’objectif n’est pas de rejeter les conceptions féministes mais plutôt de mettre en cause l’attitude qui consiste à privilégier de façon exclusive la femme en tant que détentrice de droits sexuels et d’ouvrir le débat en faveur de coalitions nouvelles et plus larges de mouvements sociaux de lutte pour les droits du corps.Cairn free access
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description RésuméLe Plan d’action de Beijing (1995) et les documents connexes – ceux de la Conférence de Vienne sur les droits de l’homme (1993) et de la Conférence internationale sur la population et le développement (1994) – ont représenté des étapes importantes pour faire reconnaître ce que l’on pourrait appeler les droits du corps. Il y a là des droits positifs s’agissant de l’expression sexuelle, de la liberté de procréation et d’accès aux soins de santé, en même temps que des droits négatifs, notamment le droit à ne pas subir la violence et la torture. Dix ans après, les corps violentés des hommes d’Abou Ghraib, de Guantanamo et du Gujarat semblent ridiculiser certains des postulats fondamentaux de Beijing, à savoir que les femmes sont essentiellement les victimes et non pas les auteurs de violences corporelles et que, en tant que telles, les femmes sont, ou devraient être, les principales bénéficiaires des droits à l’intégrité corporelle. La présente étude revient sur ces postulats dans le sillage de la « guerre contre le terrorisme », de l’extrémisme religieux et des pratiques de violence racialisée, sexuelle et souvent homophobe dirigée contre des hommes dans le cadre de guerres et de conflits ethniques. En particulier, l’auteur examine la guerre d’Iraq et comment celle-ci configure ces pratiques selon des modalités anciennes et nouvelles. L’objectif n’est pas de rejeter les conceptions féministes mais plutôt de mettre en cause l’attitude qui consiste à privilégier de façon exclusive la femme en tant que détentrice de droits sexuels et d’ouvrir le débat en faveur de coalitions nouvelles et plus larges de mouvements sociaux de lutte pour les droits du corps.
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