Mulâtres et autres métis.

RésuméL’auteur examine et compare les attitudes que les Américains et les Français ont à l’égard du métissage depuis le xviie siècle, époque où leurs relations avec les peuples non européens du monde atlantique se sont considérablement étendues. Il propose une typologie des réactions possibles aux...

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Autore principale: Fredrickson, George
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2005
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-RISS_183_0111RISSRevue internationale des sciences sociales https://shs.cairn.info/revue-internationale-des-sciences-sociales-2005-1-page-111?lang=fr https://doi.org/10.3917/riss.183.0111 Mulâtres et autres métis. Fredrickson, George2005 fre Revue internationale des sciences sociales | 183 | 1 | 2005-03-01 | p. 111-120 | 0304-3037 RISS_18320 RésuméL’auteur examine et compare les attitudes que les Américains et les Français ont à l’égard du métissage depuis le xviie siècle, époque où leurs relations avec les peuples non européens du monde atlantique se sont considérablement étendues. Il propose une typologie des réactions possibles aux croisements entre races, et soutient que les habitants des colonies anglaises qui deviendront les États-Unis ont adopté très tôt à l’égard des mariages interraciaux, notamment entre Noirs et Blancs, une attitude extrêmement restrictive qui s’est maintenue pendant la plus grande partie de l’histoire des États-Unis, et dont l’influence se fait encore sentir. Entre le xviie et le milieu du xxe siècle, les Français ont souvent adhéré à des conceptions suivant lesquelles les caractéristiques raciales sont innées ou déterminées par des facteurs biologiques, mais leur attitude à l’égard du mariage ou du concubinage interracial était généralement plus pragmatique. Dans certaines situations, les théoriciens français des relations interraciales dans le cadre de l’empire colonial défendaient et même préconisaient certains types de métissage. La différence d’attitude entre Américains et Français peut se résumer ainsi: au cours de leur histoire, les Blancs américains ont poursuivi l’idéal de la pureté raciale avec beaucoup plus d’ardeur et de constance que les Français. La meilleure façon de faire comprendre cette différence est d’évoquer la condition unique en son genre des Afro-Américains, qui forment, à cause de la couleur de leur peau, un groupe de parias sans véritable équivalent en France métropolitaine.Cairn free access
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description RésuméL’auteur examine et compare les attitudes que les Américains et les Français ont à l’égard du métissage depuis le xviie siècle, époque où leurs relations avec les peuples non européens du monde atlantique se sont considérablement étendues. Il propose une typologie des réactions possibles aux croisements entre races, et soutient que les habitants des colonies anglaises qui deviendront les États-Unis ont adopté très tôt à l’égard des mariages interraciaux, notamment entre Noirs et Blancs, une attitude extrêmement restrictive qui s’est maintenue pendant la plus grande partie de l’histoire des États-Unis, et dont l’influence se fait encore sentir. Entre le xviie et le milieu du xxe siècle, les Français ont souvent adhéré à des conceptions suivant lesquelles les caractéristiques raciales sont innées ou déterminées par des facteurs biologiques, mais leur attitude à l’égard du mariage ou du concubinage interracial était généralement plus pragmatique. Dans certaines situations, les théoriciens français des relations interraciales dans le cadre de l’empire colonial défendaient et même préconisaient certains types de métissage. La différence d’attitude entre Américains et Français peut se résumer ainsi: au cours de leur histoire, les Blancs américains ont poursuivi l’idéal de la pureté raciale avec beaucoup plus d’ardeur et de constance que les Français. La meilleure façon de faire comprendre cette différence est d’évoquer la condition unique en son genre des Afro-Américains, qui forment, à cause de la couleur de leur peau, un groupe de parias sans véritable équivalent en France métropolitaine.
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