ong environnementalistes américaines et Indiens Cris

RésuméNous essaierons ici de comprendre les relations complexes entre autochtones et ong environnementalistes dans le cadre d’un conflit provoqué par un mégaprojet de développement hydroélectrique à la baie James, dans le Québec sub-arctique. En règle générale, le rôle de médiateur et de porte-paro...

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Autor principal: Roué, Marie
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2003
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-RISS_178_0679RISSRevue internationale des sciences sociales https://shs.cairn.info/revue-internationale-des-sciences-sociales-2003-4-page-679?lang=fr https://doi.org/10.3917/riss.178.0679 ong environnementalistes américaines et Indiens Cris Roué, Marie2003 fre Revue internationale des sciences sociales | 178 | 4 | 2003-12-01 | p. 679-687 | 0304-3037 RISS_17860 RésuméNous essaierons ici de comprendre les relations complexes entre autochtones et ong environnementalistes dans le cadre d’un conflit provoqué par un mégaprojet de développement hydroélectrique à la baie James, dans le Québec sub-arctique. En règle générale, le rôle de médiateur et de porte-parole qu’assument les ong qui défendent la cause des autochtones n’est pas sans ambiguïté, puisqu’il oscille du statut de simple intermédiaire à celui de courtier, puis de patron. Mais plus encore que le caractère inextricable d’intérêts multiples et concurrents, c’est la distance entre les représentations de la nature des peuples qu’ils défendent et les leurs propres qui met les environnementalistes en porte-à-faux. Alors qu’une conception du wilderness directement héritée des pionniers qui découvrirent l’Amérique à travers la Bible les porte à imaginer une nature sauvage et dangereuse, la naissance du mouvement de protection de la nature les incline à protéger une nature menacée par les humains. Dans ces deux conceptions, qui se sont succédé historiquement et qui continuent à hanter l’imaginaire occidental, la nature permet à l’homme, perdu dans son immensité et loin de la société de ses semblables, d’établir une relation directe avec Dieu. Comment alors protéger avec les Indiens Cris et les peuples autochtones en règle générale une nature qu’ils ne perçoivent pas séparée de l’homme, mais dont ils font partie ? Combien de temps encore pourrons-nous faire l’économie de l’analyse de concepts de protection de la nature qui, lors de causes environnementales partagées, fondent notre relation à autrui tout en l’excluant ?Cairn free access
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description RésuméNous essaierons ici de comprendre les relations complexes entre autochtones et ong environnementalistes dans le cadre d’un conflit provoqué par un mégaprojet de développement hydroélectrique à la baie James, dans le Québec sub-arctique. En règle générale, le rôle de médiateur et de porte-parole qu’assument les ong qui défendent la cause des autochtones n’est pas sans ambiguïté, puisqu’il oscille du statut de simple intermédiaire à celui de courtier, puis de patron. Mais plus encore que le caractère inextricable d’intérêts multiples et concurrents, c’est la distance entre les représentations de la nature des peuples qu’ils défendent et les leurs propres qui met les environnementalistes en porte-à-faux. Alors qu’une conception du wilderness directement héritée des pionniers qui découvrirent l’Amérique à travers la Bible les porte à imaginer une nature sauvage et dangereuse, la naissance du mouvement de protection de la nature les incline à protéger une nature menacée par les humains. Dans ces deux conceptions, qui se sont succédé historiquement et qui continuent à hanter l’imaginaire occidental, la nature permet à l’homme, perdu dans son immensité et loin de la société de ses semblables, d’établir une relation directe avec Dieu. Comment alors protéger avec les Indiens Cris et les peuples autochtones en règle générale une nature qu’ils ne perçoivent pas séparée de l’homme, mais dont ils font partie ? Combien de temps encore pourrons-nous faire l’économie de l’analyse de concepts de protection de la nature qui, lors de causes environnementales partagées, fondent notre relation à autrui tout en l’excluant ?
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