Vers une monopolisation et une renationalisation de la recherche européenne en sciences sociales ?
RésuméDepuis le lancement en décembre 2002 des premiers appels à propositions concernant le « sixième programme-cadre de la Communauté européenne pour des actions de recherche, de développement technologique et de démonstration contribuant à la réalisation de l’espace européen de la recherche et à l...
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2003
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cairn-RISS_177_0519RISSRevue internationale des sciences sociales https://shs.cairn.info/revue-internationale-des-sciences-sociales-2003-3-page-519?lang=fr https://doi.org/10.3917/riss.177.0519 Vers une monopolisation et une renationalisation de la recherche européenne en sciences sociales ? Pohoryles, Ronald J.2003 fre Revue internationale des sciences sociales | 177 | 3 | 2003-09-01 | p. 519-527 | 0304-3037 RISS_17747 RésuméDepuis le lancement en décembre 2002 des premiers appels à propositions concernant le « sixième programme-cadre de la Communauté européenne pour des actions de recherche, de développement technologique et de démonstration contribuant à la réalisation de l’espace européen de la recherche et à l’innovation (2002 à 2006) », il est tout à fait opportun de jeter un regard critique sur sa réalité et sur ses effets potentiels pour l’espace européen de la recherche, en particulier en ce qui concerne les sciences sociales. Dans cet article, on défend le point de vue selon lequel il n’est pas du tout garanti que le programme-cadre sera en mesure de mobiliser le potentiel de recherche à l’intérieur et à l’extérieur de l’Union européenne et d’y associer les meilleurs chercheurs européens. Il y a un certain risque que le programme-cadre aboutisse à une monopolisation des activités de recherche par les instituts de recherche nationaux et bureaucratiques (et par les réseaux qu’ils constituent) et à une plus grande pression politique sur la recherche, en particulier de la part des États membres et de leurs instituts nationaux de recherche. Cela met en péril l’espace européen de la recherche existant tel qu’il s’est constitué dans les réseaux de recherche ouverts et souples qui ont fait la preuve de leurs capacités dans les quatrième et cinquième programmes-cadres. L’auteur de l’article retrace l’histoire du sixième programme-cadre jusqu’à sa première application, il décrit le premier appel et ses effets sur la constitution de groupements, puis tire quelques conclusions préliminaires.Cairn free access |
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RésuméDepuis le lancement en décembre 2002 des premiers appels à propositions concernant le « sixième programme-cadre de la Communauté européenne pour des actions de recherche, de développement technologique et de démonstration contribuant à la réalisation de l’espace européen de la recherche et à l’innovation (2002 à 2006) », il est tout à fait opportun de jeter un regard critique sur sa réalité et sur ses effets potentiels pour l’espace européen de la recherche, en particulier en ce qui concerne les sciences sociales. Dans cet article, on défend le point de vue selon lequel il n’est pas du tout garanti que le programme-cadre sera en mesure de mobiliser le potentiel de recherche à l’intérieur et à l’extérieur de l’Union européenne et d’y associer les meilleurs chercheurs européens. Il y a un certain risque que le programme-cadre aboutisse à une monopolisation des activités de recherche par les instituts de recherche nationaux et bureaucratiques (et par les réseaux qu’ils constituent) et à une plus grande pression politique sur la recherche, en particulier de la part des États membres et de leurs instituts nationaux de recherche. Cela met en péril l’espace européen de la recherche existant tel qu’il s’est constitué dans les réseaux de recherche ouverts et souples qui ont fait la preuve de leurs capacités dans les quatrième et cinquième programmes-cadres. L’auteur de l’article retrace l’histoire du sixième programme-cadre jusqu’à sa première application, il décrit le premier appel et ses effets sur la constitution de groupements, puis tire quelques conclusions préliminaires. |
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