Jeux de hasard et dépossession : bénéficiaires et victimes du développement de l'industrie amérindienne du jeu

RésuméEn 1987, statuant dans l’affaire California v. Cabazon Band of Mission Indians, la Cour suprême des Etats-Unis a confirmé que les tribus amérindiennes avaient le droit d’organiser des jeux de hasard dans leurs réserves. Depuis, l’industrie du jeu a fait ce qu’aucun autre programme de lutte co...

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প্রধান লেখক: Gonzales, Angela A.
বিন্যাস: Article ou chapitre numérique
ভাষা:Français
প্রকাশিত: 2003
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spelling cairn-RISS_175_0133RISSRevue internationale des sciences sociales https://shs.cairn.info/revue-internationale-des-sciences-sociales-2003-1-page-133?lang=fr https://doi.org/10.3917/riss.175.0133 Jeux de hasard et dépossession : bénéficiaires et victimes du développement de l'industrie amérindienne du jeu Gonzales, Angela A.2003 fre Revue internationale des sciences sociales | 175 | 1 | 2003-03-01 | p. 133-144 | 0304-3037 RISS_17521 RésuméEn 1987, statuant dans l’affaire California v. Cabazon Band of Mission Indians, la Cour suprême des Etats-Unis a confirmé que les tribus amérindiennes avaient le droit d’organiser des jeux de hasard dans leurs réserves. Depuis, l’industrie du jeu a fait ce qu’aucun autre programme de lutte contre la pauvreté n’avait pu faire auparavant : elle a renversé le cycle de la dépossession et de l’appauvrissement dont les Indiens d’Amérique étaient victimes. En 2002, 321 casinos appartenant à 201 tribus amérindiennes et gérés par elles ont produit des revenus nets supérieurs à 10,6 milliards de dollars. Certains de ses partisans voient dans l’industrie amérindienne du jeu l’équivalent d’une « nouvelle chasse au bison », grâce à laquelle les habitants, autrefois misérables, des réserves indiennes ont échappé à la pauvreté, au chômage et à la condition d’assistés. Etant donné la situation où ils se trouvaient, il n’est pas étonnant que beaucoup d’Amérindiens se soient lancés dans l’organisation des jeux d’argent, qui leur offrait un moyen inespéré, bien que discutable, d’accéder au développement dont ils avaient tant besoin. Ce revirement de fortune, après un appauvrissement qui a duré plusieurs générations, entraîne cependant – sous la forme de conflits sociaux, de dissensions au sein des tribus, d’oppositions culturelles – une nouvelle dépossession que peu de partisans du nouveau mode de développement sont prêts à reconnaître. L’auteur de cet article examine certains aspects de cette dépossession, ses racines historiques et ses conséquences pour les communautés amérindiennes comme pour le reste de la société.Cairn free access
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