Purification ethnique, savoir récursif et dilemmes du territorialisme

RésuméDepuis que l’ex-président Suharto a été renversé (1998) et que le régime d’Ordre nouveau a desserré son étreinte, l’Indonésie compte plus d’un million de réfugiés internes qui fuient la violence intercommunautaire ou sa menace. L’expression « purification ethnique » est de plus en plus utilisé...

Celý popis

Uloženo v:
Podrobná bibliografie
Hlavní autor: Murray Li, Tania
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: 2002
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RISS_173_0401
record_format cairn
spelling cairn-RISS_173_0401RISSRevue internationale des sciences sociales https://shs.cairn.info/revue-internationale-des-sciences-sociales-2002-3-page-401?lang=fr https://doi.org/10.3917/riss.173.0401 Purification ethnique, savoir récursif et dilemmes du territorialisme Murray Li, Tania2002 fre Revue internationale des sciences sociales | 173 | 3 | 2002-09-01 | p. 401-412 | 0304-3037 RISS_17390 RésuméDepuis que l’ex-président Suharto a été renversé (1998) et que le régime d’Ordre nouveau a desserré son étreinte, l’Indonésie compte plus d’un million de réfugiés internes qui fuient la violence intercommunautaire ou sa menace. L’expression « purification ethnique » est de plus en plus utilisée pour décrire les récupérations violentes de territoires et l’expulsion des « étrangers ». L’examen de ce processus n’est guère favorable à l’image dominante de populations autochtones comme victimes des violences perpétrées par des régimes sanguinaires, des sociétés commerciales ou des colons avides de terres. Il oblige les universitaires et les militants qui ont étudié – et, de fait, ont encouragé – « la résistance » et « l’autonomisation » des peuples autochtones à regarder en face les violences qui peuvent en découler, même lorsqu’ils s’accrochent à l’espoir d’un règlement pacifique. Il révèle également au grand jour le dilemme posé par ce que Liisa Malikki (1992) appelle la « métaphysique territorialiste », à savoir la valorisation fréquente de ce qui est « d’origine » et « chez soi » par rapport à ce qui se déplace ou vient de l’extérieur. Les apologistes des savoirs autochtones insistent sur les liens profonds qui existent entre les peuples autochtones et un sol qui leur est propre, faisant valoir qu’un déplacement peut être synonyme d’ethnocide. Reprises par les peuples autochtones, les hypothèses territorialistes peuvent servir à justifier l’exclusion ethnique et aller dans le sens de droits différentiels fondés sur des hiérarchies d’appartenance. Soulignant les limites du territorialisme, l’auteur de la présente étude propose d’autres solutions, moins tournées vers l’exclusion.Cairn free access
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
description RésuméDepuis que l’ex-président Suharto a été renversé (1998) et que le régime d’Ordre nouveau a desserré son étreinte, l’Indonésie compte plus d’un million de réfugiés internes qui fuient la violence intercommunautaire ou sa menace. L’expression « purification ethnique » est de plus en plus utilisée pour décrire les récupérations violentes de territoires et l’expulsion des « étrangers ». L’examen de ce processus n’est guère favorable à l’image dominante de populations autochtones comme victimes des violences perpétrées par des régimes sanguinaires, des sociétés commerciales ou des colons avides de terres. Il oblige les universitaires et les militants qui ont étudié – et, de fait, ont encouragé – « la résistance » et « l’autonomisation » des peuples autochtones à regarder en face les violences qui peuvent en découler, même lorsqu’ils s’accrochent à l’espoir d’un règlement pacifique. Il révèle également au grand jour le dilemme posé par ce que Liisa Malikki (1992) appelle la « métaphysique territorialiste », à savoir la valorisation fréquente de ce qui est « d’origine » et « chez soi » par rapport à ce qui se déplace ou vient de l’extérieur. Les apologistes des savoirs autochtones insistent sur les liens profonds qui existent entre les peuples autochtones et un sol qui leur est propre, faisant valoir qu’un déplacement peut être synonyme d’ethnocide. Reprises par les peuples autochtones, les hypothèses territorialistes peuvent servir à justifier l’exclusion ethnique et aller dans le sens de droits différentiels fondés sur des hiérarchies d’appartenance. Soulignant les limites du territorialisme, l’auteur de la présente étude propose d’autres solutions, moins tournées vers l’exclusion.
author Murray Li, Tania
spellingShingle Murray Li, Tania
Purification ethnique, savoir récursif et dilemmes du territorialisme
author_facet Murray Li, Tania
author_sort Murray Li, Tania
title Purification ethnique, savoir récursif et dilemmes du territorialisme
title_short Purification ethnique, savoir récursif et dilemmes du territorialisme
title_full Purification ethnique, savoir récursif et dilemmes du territorialisme
title_fullStr Purification ethnique, savoir récursif et dilemmes du territorialisme
title_full_unstemmed Purification ethnique, savoir récursif et dilemmes du territorialisme
title_sort purification ethnique, savoir récursif et dilemmes du territorialisme
publishDate 2002
container_title
container_issue
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-internationale-des-sciences-sociales-2002-3-page-401?lang=fr
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/riss.173.0401
_version_ 1877246711756226560