État, corruption et criminalisation en Chine

RésuméAvec la décentralisation et l’ouverture que connaît la Chine depuis 1979, la montée de la corruption et de l’économie criminelle s’explique par la multiplication des opportunités, démontrée au niveau macro-économique, dans un contexte de relative impunité pour les délits les plus graves. Les i...

Fuld beskrivelse

Enregistré dans:
Bibliografiske detaljer
Hovedforfatter: Fabre, Guilhem
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: 2001
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RISS_169_0501
record_format cairn
spelling cairn-RISS_169_0501RISSRevue internationale des sciences sociales https://shs.cairn.info/revue-internationale-des-sciences-sociales-2001-3-page-501?lang=fr https://doi.org/10.3917/riss.169.0501 État, corruption et criminalisation en Chine Fabre, Guilhem2001 fre Revue internationale des sciences sociales | 169 | 3 | 2001-09-01 | p. 501-508 | 0304-3037 RISS_16944 RésuméAvec la décentralisation et l’ouverture que connaît la Chine depuis 1979, la montée de la corruption et de l’économie criminelle s’explique par la multiplication des opportunités, démontrée au niveau macro-économique, dans un contexte de relative impunité pour les délits les plus graves. Les interprétations fonctionnalistes et culturalistes de la corruption ne rendent pas compte de sa dimension politique, qui n’est pas réductible à son instrumentalisation dans la lutte entre factions dirigeantes. Contrairement à la situation qui prévaut dans certains pays démocratiques en développement, les criminels, en Chine, n’ont pas la possibilité de devenir représentants de l’État, mais certains représentants de l’État, notamment à l’échelon local, sont en situation d’effectuer des arbitrages en faveur de milieux criminels, comme au Mexique, et de toucher ainsi une part des profits illicites.Cairn free access
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
description RésuméAvec la décentralisation et l’ouverture que connaît la Chine depuis 1979, la montée de la corruption et de l’économie criminelle s’explique par la multiplication des opportunités, démontrée au niveau macro-économique, dans un contexte de relative impunité pour les délits les plus graves. Les interprétations fonctionnalistes et culturalistes de la corruption ne rendent pas compte de sa dimension politique, qui n’est pas réductible à son instrumentalisation dans la lutte entre factions dirigeantes. Contrairement à la situation qui prévaut dans certains pays démocratiques en développement, les criminels, en Chine, n’ont pas la possibilité de devenir représentants de l’État, mais certains représentants de l’État, notamment à l’échelon local, sont en situation d’effectuer des arbitrages en faveur de milieux criminels, comme au Mexique, et de toucher ainsi une part des profits illicites.
author Fabre, Guilhem
spellingShingle Fabre, Guilhem
État, corruption et criminalisation en Chine
author_facet Fabre, Guilhem
author_sort Fabre, Guilhem
title État, corruption et criminalisation en Chine
title_short État, corruption et criminalisation en Chine
title_full État, corruption et criminalisation en Chine
title_fullStr État, corruption et criminalisation en Chine
title_full_unstemmed État, corruption et criminalisation en Chine
title_sort état, corruption et criminalisation en chine
publishDate 2001
container_title
container_issue
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-internationale-des-sciences-sociales-2001-3-page-501?lang=fr
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/riss.169.0501
_version_ 1877246711670243328