La dépendance à l'égard des recettes fiscales renforce-t-elle les capacités de l'État en Afrique subsaharienne ?

RésuméLes universitaires et les bailleurs de fonds soutiennent de plus en plus que les pays d’Afrique peuvent améliorer leur capacité administrative générale en améliorant le recouvrement des recettes fiscales. Les partisans de cette théorie soutiennent que les améliorations éprouvantes sur le plan...

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Detalles Bibliográficos
Autores principales: Prichard, Wilson, Leonard, David K.
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2010
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
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id cairn-RISA_764_0687
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Prichard, Wilson
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description RésuméLes universitaires et les bailleurs de fonds soutiennent de plus en plus que les pays d’Afrique peuvent améliorer leur capacité administrative générale en améliorant le recouvrement des recettes fiscales. Les partisans de cette théorie soutiennent que les améliorations éprouvantes sur le plan administratif au sein de l’administration fiscale peuvent avoir des retombées dans d’autres domaines de l’administration publique en instaurant des pratiques améliorées, nécessitant des améliorations dans d’autres secteurs, et en apportant des informations utiles à d’autres activités de l’État. Nous sommes les premiers à vérifier cette hypothèse sur le plan empirique au moyen d’un ensemble de données transnationales amélioré pour l’Afrique subsaharienne. Certaines données indiquent qu’entre 1973 et la fin des années 90, les améliorations dans l’administration fiscale précédaient généralement des améliorations administratives plus larges, conformément à notre hypothèse de recherche. En revanche, rien ne semble indiquer qu’une telle tendance ait existé au cours de la dernière décennie. Notre conclusion est que ces résultats confirment dans une certaine mesure l’hypothèse selon laquelle les améliorations dans le recouvrement de l’impôt peuvent susciter des améliorations plus larges dans la capacité de l’État, mais que ces corrélations ne sont pas garanties et dépendent du caractère particulier de la réforme. Résumé à l’intention des praticiensLes personnes associées aux initiatives de réforme de l’administration publique se sont pendant longtemps posé la question de savoir si la réforme était, ou devait être, un processus s’étendant essentiellement à l’échelle du système ou s’il devait être axé sur le développement de « poches d’efficacité ». Ce débat est particulièrement pertinent en matière de réforme fiscale : de plus en plus d’auteurs soutiennent que la réforme fiscale peut favoriser le changement à l’échelle du système, mais le modèle de réforme prédominant se concentre sur la création d’administrations fiscales autonomes afin d’obtenir des gains de capacité rapides mais ciblés. La présente étude vérifie l’hypothèse selon laquelle la réforme fiscale peut favoriser une réforme plus large, et donc le bien-fondé de l’adoption d’un modèle de réforme plus explicitement axé sur le changement à l’échelle du système.
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