Le bien commun comme main invisible. Le leg de Machiavel à la gestion publique

RésuméLe management public a été dominé par la quête de l’efficience et nous laisse sans réponse aux questions fondamentales de l’éthique. Cet article entend montrer que la pensée de Machiavel peut nous apporter une conception et des outils quant à la manière de gouverner une société qui sont 1) en...

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Hovedforfatter: Rochet, Claude
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: 2008
Fag:
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RISA_743_0529
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Rochet, Claude
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description RésuméLe management public a été dominé par la quête de l’efficience et nous laisse sans réponse aux questions fondamentales de l’éthique. Cet article entend montrer que la pensée de Machiavel peut nous apporter une conception et des outils quant à la manière de gouverner une société qui sont 1) en ligne avec les plus récents apports de la recherché en évolutionnisme institutionnel, et 2) approprié à la prise de décision complexe. Le bien commun, concept central de la pensée de Machiavel, apparaît comme jouant le rôle d’une main invisible qui réduit les coûts de transaction, et la clef de voûte d’une pensée sur la gestion des affaires publiques. Cette analyse est illustrée par une étude comparative de deux projets d’infrastructure de traversée des Alpes: AlpTransit en Suisse et la liaison Lyon – Turin entre la France et l’Italie. On conclut sur une proposition de mise à jour du programme de recherche en management public permettant de conjuguer effectivité (légitimité des fins) et efficience dans la mise en œuvre. Résumé à l’intention des praticiensLes théories et autres réformes générales de la gestion publique ont toujours été dominées par la recherche de l’efficience, telle une quête du Saint Graal. Je soutiens que ces réformes n’ont pas tenu leurs promesses et nous laissent sans réponse aux questions fondamentales de l’éthique : bien faire les choses ne permet pas de répondre à la question des faire les bonnes choses. La principale raison à cela est une profonde méprise quant à la nature même du processus de changement en cours, qui rend inapproprié tout type de solution universelle. Un tel changement est intervenu à l’époque de la Renaissance et Machiavel nous a légué une vision exhaustive de la façon de diriger dans un monde en évolution et incertain. Cet article présente en quoi consiste l’héritage méconnu de Machiavel et applique son enseignement à l’analyse de deux grands projets d’infrastructures publiques. Il conclut sur ce qui doit être mis à jour dans le programme de recherche en management public pour faire face aux défis de notre époque, qui exigent un retour aux sources de la philosophie politique classique.
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