Les formes de gouvernement et les dépenses dans les fonctions municipales habituelles : Approche longitudinale
RésuméLa présente étude se penche sur la question de savoir si les villes réformées (administration de type « council-manager ») dépensent moins que les villes non réformées (de types « mayor-council » et « commission »). Pour ce faire, nous examinons les dépenses par habitant dans les fonctions mun...
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| מחבר ראשי: | |
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| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
2006
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| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | RésuméLa présente étude se penche sur la question de savoir si les villes réformées (administration de type « council-manager ») dépensent moins que les villes non réformées (de types « mayor-council » et « commission »). Pour ce faire, nous examinons les dépenses par habitant dans les fonctions municipales habituelles d’un groupe de 504 villes américaines de plus de 50 000 habitants pendant la période allant de 1980 à 2000. Contrairement aux études existantes, la présente étude emploie un modèle à effets fixes dans le cadre d’un modèle de séries chronologiques transversales regroupées afin de mieux comprendre l’influence de la structure municipale sur le niveau des dépenses. Les conclusions de l’étude indiquent que les dépenses par habitant dans les fonctions municipales habituelles dans les villes réformées ne sont pas statistiquement différentes de celles des villes non réformées. Cependant, lorsqu’on examine les deux fonctions municipales les mieux circonscrites (police et incendie), on constate que les dépenses des villes de type « council-manager » sont considérablement moins élevées que celles des autres villes en ce qui concerne la fonction de police, mais pas en ce qui concerne les services d’incendie. Les conclusions indiquent que des études complémentaires détaillées sont nécessaires, qui tiennent compte de la taille de la population, de la portée fonctionnelle (responsabilités), des formes de gouvernement municipal (par ex. villes à structure hybride apparaissant depuis peu), de la région, du statut de la ville et d’autres variables afin de mieux comprendre les effets de la structure municipale sur le niveau des dépenses. Par ailleurs, une approche conceptuelle plus équilibrée doit être développée afin de mieux appréhender les facteurs qui influencent le niveau des dépenses municipales. Résumé à l’intention des praticiensUn groupe de spécialistes en sciences sociales était fermement convaincu que les institutions officielles influençaient les relations sociales et politiques, la représentation des politiques et, par conséquent, les résultats des politiques. Plusieurs chercheurs ont examiné, depuis les années 1970, la question de savoir si les différentes formes de gouvernements municipaux influencent les résultats des finances municipales (comme le niveau des dépenses, les recettes et la dette) en se basant sur cette idée. La présente étude constate que la forme réformée de gouvernement municipal (les villes de type « council-manager ») ne se traduit pas par des dépenses par habitant moindres dans les fonctions municipales habituelles, même si les dépenses par habitant pour certaines fonctions sont parfois inférieures, comme dans la police. Cependant, étant donné que de plus en plus d’ouvrages font état de distinctions de plus en plus floues entre les villes traditionnelles de type « council-manager » et celles de type « mayor-council », notamment en raison du recrutement de gestionnaires professionnels dans de nombreuses villes de type « mayor-council », les études à venir devraient examiner si cet estompement des distinctions a des conséquences sur les résultats stratégiques municipaux tels que le niveau des dépenses dans les différentes formes de gouvernements. Il n’existe pratiquement aucune étude empirique sur cette question, notamment en raison des difficultés méthodologiques. Des études empiriques sur cette question aideraient dès lors les politiciens et les praticiens à déterminer les modalités de gouvernance à privilégier. |
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