Des nombres, des nuances et des objectifs mobiles: associer l'utilisation des indicateurs ou des descripteurs de la corruption dans l'évaluation du développement des états
RésuméLe présent article s’intéresse à trois questions : la convergence des donateurs à propos d’un programme de développement commun, la raison pour laquelle la lutte contre la corruption est considérée comme un aspect fondamental du programme et les moyens nécessaires pour évaluer la corruption da...
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| Autors principals: | , , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2006
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | RésuméLe présent article s’intéresse à trois questions : la convergence des donateurs à propos d’un programme de développement commun, la raison pour laquelle la lutte contre la corruption est considérée comme un aspect fondamental du programme et les moyens nécessaires pour évaluer la corruption dans le cadre du suivi de l’évolution du développement. Cet article passe en revue la genèse du programme de développement et les raisons pour lesquelles la corruption sert souvent d’indicateur ou de mesure du progrès. Nous établirons la distinction entre deux techniques (les indicateurs quantitatifs et les descripteurs qualitatifs) généralement utilisées pour évaluer les types et les niveaux de corruption avant d’aborder les questions de méthodologie et d’interprétation liées à chaque technique. Nous suggérons que, bien que ces deux techniques jouent un rôle particulier, il ne faut pas oublier leurs limites pour ce qui est des questions liées aux politiques ou aux réformes, en particulier sur le plan de l’exercice du pouvoir politique ou de la nature et de l’orientation du développement. À ce jour, on n’est pas encore totalement parvenu à la convergence nécessaire dans l’utilisation des deux approches et, en attendant de parvenir à cette convergence, un recours excessif à l’une d’elles ne constitue pas un fondement efficace pour les initiatives de réforme et d’aide, ni pour évaluer le progrès et l’impact de ces initiatives dans la mise en œuvre du programme de développement. Résumé à l’intention des praticiensL’évaluation des progrès en matière de démocratisation et d’autres questions clés voisines, comme la corruption, est une technique de plus en plus utilisée par les organismes multilatéraux et bilatéraux, ainsi que par les ONG, dans le cadre du programme de développement. La corruption est particulièrement utilisée comme moyen d’évaluation habituel. L’approche numérique, qui fait appel à des indicateurs quantitatifs, offre des classements simples et fait clairement apparaître les augmentations de même que les baisses de progrès. Ni la démocratisation, ni la lutte contre la corruption ne sont des questions simples. Il est dès lors important que l’utilisation de ces indicateurs soit intégrée à une approche descriptive capable de fournir une évaluation approfondie des problèmes qui influencent la mise en œuvre et l’évolution du programme de développement. Il faut parvenir à comprendre parfaitement l’interaction qui existe entre le travail des donateurs, le pouvoir politique et les initiatives de réforme pour pouvoir évaluer les variations, les nuances et les orientations des progrès. Le meilleur moyen d’y parvenir serait peut-être de faire une synthèse des approches afin de bien comprendre les causes, les caractéristiques et les types de corruption, ainsi que l’évolution du développement et de la démocratisation des pays. |
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