L'être-sujet

RésuméQuelle place reconnaît-on au sujet dans la conception des organisations ? On pourrait penser que l’introduction des sciences humaines dans les sciences de gestion ait été l’occasion de le faire. Il convient bien naturellement de s’interroger sur les exigences que suppose la considération de l’...

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Detaylı Bibliyografya
Asıl Yazarlar: Leymarie, Stéphane, Muller, Renaud
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2011
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RIPS_043_0213
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spelling cairn-RIPS_043_0213RIPSRevue internationale de psychosociologie https://shs.cairn.info/revue-internationale-de-psychosociologie-2011-43-page-213?lang=fr https://doi.org/10.3917/rips.043.0213 L'être-sujet Leymarie, StéphaneMuller, Renaud2011 organizational theoriespsychanalysepsychanalysispsychosocial hazardsrisques psychosociauxsubjectsujetthéorie des organisationsfre Revue internationale de psychosociologie | XVII | 43 | 2011-09-25 | p. 213-225 | 1260-1705 RIPS_04330 RésuméQuelle place reconnaît-on au sujet dans la conception des organisations ? On pourrait penser que l’introduction des sciences humaines dans les sciences de gestion ait été l’occasion de le faire. Il convient bien naturellement de s’interroger sur les exigences que suppose la considération de l’individu en tant que sujet dans un contexte organisationnel. Nous prendrons appui sur le travail de la notion de sujet chez Lacan, au carrefour de la tradition philosophique et de son expérience clinique. Cet examen de notion nous amènera à considérer le sujet comme la posture de l’individu qui accède à une représentation de soi au travers de son environnement, et qui, en même temps a besoin de s’en différencier. Le sujet peut ainsi être considéré comme une posture interstitielle entre l’individu et son organisation qui contribue autant à lui donner une image qu’il doit s’en détacher pour exister en propre. Forts de cette définition, nous examinerons comment les conceptions de l’organisation, au regard de la classification théorique en métaphores proposées par Morgan, ménagent un espace à cette posture. Nous constatons l’apport des sciences humaines dans les théories des organisations et du management pour reconnaître le rôle structurant de l’identité. Nous soulignerons toutefois les carences majeures dans la prise en compte des besoins de différenciation entre l’individu et son organisation, le besoin d’une prise de distance avec le miroir organisationnel, l’identité professionnelle. Cette nécessité est à mettre en rapport avec le développement de risques psychosociaux qui témoignent de ce besoin de distanciation.What place can be recognized to the individual as a subject in organizational design?One could think that the introduction of human sciences in management has been the occasion to do so. Obviously, one should question what it requires to consider the individual as such in an organizational context. We will refer to Lacan’s notion of subject, at the intersection of philosophic tradition and Lacan’s clinical experience. Examining this notion will lead us to consider the subject as a posture of the individual who accesses to a representation of oneself in relationship with his environment that acts as a mirror. We will also contemplate the fact that one needs to take some distance of the organizational mirror in order to recognize oneself as a specific person. Thereafter, the individual as a subject may be considered as a interstitial posture between the individual and the organization as a mirror. Considering this understanding of the notion ob subject, we will consider how organizational theories grant some place to this posture. To do so we will resort to Morgan’s metaphorical classification of organizations. We will observe that the introduction of human sciences in management led to consider the structuring role of the organization in individual identity. However, we will notice that the understanding of individual need to distinguish oneself from the organizational mirror is still a major theoretical lack in management and organizational theories. Future research has to be done in the understanding of psychosocial hazards as a lack of possibility for the individual to take some distance with professional and organizational identity.Cairn restricted access
language Français
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