La crise ! Quelle crise ou plutôt : quelles crises ? La crise actuelle n'en dissimule-t-elle pas d'autres, qui ne se seraient pas encore manifestées ?
Allons-nous bénéficier d’un redémarrage, soudain et fort, des économies ? Plus forte est la dépression, plus forte serait alors la reprise... Ou, au contraire, la crise marque-t-elle le début d’une croissance économique globale plus faible ? Entrons-nous dans une période prolongée de stagnation défl...
Guardado en:
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2010
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-RINDU_102_0038 |
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Allons-nous bénéficier d’un redémarrage, soudain et fort, des économies ? Plus forte est la dépression, plus forte serait alors la reprise... Ou, au contraire, la crise marque-t-elle le début d’une croissance économique globale plus faible ? Entrons-nous dans une période prolongée de stagnation déflationniste, appelée à se transformer, par la suite, en stagflation ? Ou dans une succession de brèves reprises entrecoupées de récessions ? L’économie américaine va-t-elle repartir la première et tirer derrière elle les économies européennes et mondiales ? Ou assisterons-nous à une reprise sélective, avec, d’une part, une forte croissance des économies émergentes, de plus en plus couplées entre elles et, d’autre part, une faible croissance prolongée des autres économies ? Les conséquences de la crise vont-elles permettre aux économies émergentes de réussir à attirer les meilleurs scientifiques et les entrepreneurs les plus dynamiques, leur offrant budgets de recherche et fiscalités favorables, pour convertir leur nouvelle puissance économique en des positions industrielles dominantes dans les industries de demain ? |
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Lamotte, André |
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cairn-RINDU_102_0038RINDUAnnales des Mines - Réalités industrielles https://stm.cairn.info/revue-realites-industrielles1-2010-2-page-38?lang=fr https://doi.org/10.3917/rindu.102.0038 La crise ! Quelle crise ou plutôt : quelles crises ? La crise actuelle n'en dissimule-t-elle pas d'autres, qui ne se seraient pas encore manifestées ? Lamotte, André2010 fre Annales des Mines - Réalités industrielles | Mai 2010 | 2 | 2010-05-01 | p. 38-43 | 1148-7941 RINDU_10275 Allons-nous bénéficier d’un redémarrage, soudain et fort, des économies ? Plus forte est la dépression, plus forte serait alors la reprise... Ou, au contraire, la crise marque-t-elle le début d’une croissance économique globale plus faible ? Entrons-nous dans une période prolongée de stagnation déflationniste, appelée à se transformer, par la suite, en stagflation ? Ou dans une succession de brèves reprises entrecoupées de récessions ? L’économie américaine va-t-elle repartir la première et tirer derrière elle les économies européennes et mondiales ? Ou assisterons-nous à une reprise sélective, avec, d’une part, une forte croissance des économies émergentes, de plus en plus couplées entre elles et, d’autre part, une faible croissance prolongée des autres économies ? Les conséquences de la crise vont-elles permettre aux économies émergentes de réussir à attirer les meilleurs scientifiques et les entrepreneurs les plus dynamiques, leur offrant budgets de recherche et fiscalités favorables, pour convertir leur nouvelle puissance économique en des positions industrielles dominantes dans les industries de demain ?The crisis ! What crisis, or rather which ones ?Are we going to profit from a strong, sudden takeoff of the economy... the stronger the recession, the stronger the recovery? Or, on the contrary, does the crisis signal the start of a period of slower worldwide economic growth? Are we entering a long stint of deflationary stagnation that will eventually turn into stagflation... or into a series of brief recoveries separated by spells of recession? Is the American economy going to recover first while pulling along economies in Europe and around the world? Or will we experience a selective recovery with strong growth in emergent economies, ever more and more related to each other, but weak growth elsewhere for a long time? Will emergent economies, owing to the crisis, attract the best scientists and the most dynamic entrepreneurs by offering them R&D budgets and tax incentives? Will they thus convert their new economic power into dominant positions in tomorrow’s industries?¿La crisis? ¿Cuál crisis? O mejor, ¿Cuáles crisis?¿Acaso veremos un arranque repentino y fuerte de la economía? Cuanto más fuerte es la depresión, más fuerte será la recuperación. O, por el contrario, ¿la crisis señala el inicio de un crecimiento económico global más bajo? ¿Entramos en un periodo largo de estancamiento deflacionista, que puede transformarse luego en estagnación deflacionista? ¿O en una sucesión de breves recuperaciones entrecortadas de recesiones? ¿La economía americana va a recuperarse primero y a remolcar las economías europeas y mundiales? ¿O asistiremos a una recuperación selectiva, por un lado, con un fuerte crecimiento de las economías emergentes, cada vez más ligadas entre sí y, por otra parte, un bajo crecimiento prolongado de las otras economías? ¿Las consecuencias de la crisis permitirán que las economías emergentes atraigan a los mejores científicos y a los empresarios más dinámicos, ofreciéndoles un presupuesto de investigación y una fiscalidad favorables, para convertir su nuevo poder económico en posiciones industriales dominantes en las industrias del mañana?Die Krise ! Welche Krise, oder eher : welche Krisen ?Werden wir eine schlagartige und starke Wiederbelebung der Volkswirtschaften erleben ? Je stärker die Depression ist, umso stärker wäre demnach der Aufschwung... Oder kündigt, im Gegenteil, die Krise den Anfang eines schwächeren globalen Wirtschaftswachstums an ? Stehen wir an der Schwelle einer langen Periode deflationistischer Stagnation, die dann in eine Stagflation übergehen könnte ? Oder werden wir es mit einer Folge kurzer wirtschaftlicher Erholungen zu tun haben, die von Rezessionen unterbrochen werden ? Wird die amerikanische Wirtschaft als erste in Gang kommen und die europäischen und weltweiten Volkswirtschaften mitziehen ? Oder werden wir einen selektiven Aufschwung mit einerseits einem starken Wachstum der Schwellenländer erleben, die immer stärker miteinander interagieren, und andererseits ein anhaltend schwaches Wachstum der anderen Volkswirtschaften ? Werden die Auswirkungen der Krise dazu führen, dass es den aufstrebenden Volkswirtschaften gelingt, die besten Wissenschaftler und die dynamischsten Unternehmer mit Forschungsgeldern und fiskalischen Vorteilen anzuziehen, um ihre neue wirtschaftliche Macht in dominante industrielle Positionen in den Industrien der Zukunft zu verwandeln ?Cairn restricted access |