Compétitivité et santé
La crise sanitaire a replacé le secteur de la santé au rang de priorité stratégique de la France et de l’Union européenne. L’un de ses enjeux majeurs est la revue en profondeur des politiques budgétaires de baisse des prix qui ont, depuis plus d’une décennie, obéré la croissance nécessaire aux inves...
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2021
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| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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La crise sanitaire a replacé le secteur de la santé au rang de priorité stratégique de la France et de l’Union européenne. L’un de ses enjeux majeurs est la revue en profondeur des politiques budgétaires de baisse des prix qui ont, depuis plus d’une décennie, obéré la croissance nécessaire aux investissements privés, et ainsi fragilisé l’outil industriel, éloignant du territoire des activités de production et les emplois correspondants. Durant la crise, des initiatives exceptionnelles se sont développées sous l’action des industriels des produits de santé : ce sont des collaborations pour produire le plus de doses de vaccin possible, la mise en commun de données relatives au génome du virus de la Covid-19 ou des investissements pour permettre des reconversions industrielles et des capacités de production.Pour la France, le potentiel que recouvre la possibilité pour elle de devenir le leader européen en produits de santé est certain, à la condition que les facteurs nécessaires au soutien d’une indépendance de la production chimique, de la bioproduction et de l’essor du numérique soient réunis. Des moyens financiers considérables sont déjà mobilisés au niveau budgétaire (en France et en Europe), mais aussi par le biais de projets particuliers (PIIEC) ou de la création d’une agence de prospective (HERA). Des initiatives contribuant à concrétiser ces ambitions émergent déjà, comme la création d’un leader européen dans la production de principes actifs (EuroApi), le développement de l’Alliance France bioproduction ou encore le Campus Biotech Digital, dont l’objectif est de développer les compétences de demain dans ces activités.Dès lors que la France et l’Europe considèrent la santé comme un secteur stratégique, elles doivent se doter de stratégies à plus long terme, définir des politiques volontaristes d’accompagnement de ce secteur et investir dès maintenant pour assurer les innovations de demain, en intégrant toutes les dimensions indispensables à ces succès, comme la gestion des données en santé ou les plateformes d’analyse des données de vie réelle. |
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Bogillot, Olivier |
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Bogillot, Olivier Compétitivité et santé |
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cairn-RINDU1_214_0070RINDU1Annales des Mines - Réalités industrielles https://stm.cairn.info/revue-realites-industrielles-2021-4-page-70?lang=fr https://doi.org/10.3917/rindu1.214.0070 Compétitivité et santé Bogillot, Olivier2021 fre Annales des Mines - Réalités industrielles | ovembre 2021 | 4 | 2021-10-21 | p. 70-73 | 1148-7941 RINDU1_21420 La crise sanitaire a replacé le secteur de la santé au rang de priorité stratégique de la France et de l’Union européenne. L’un de ses enjeux majeurs est la revue en profondeur des politiques budgétaires de baisse des prix qui ont, depuis plus d’une décennie, obéré la croissance nécessaire aux investissements privés, et ainsi fragilisé l’outil industriel, éloignant du territoire des activités de production et les emplois correspondants. Durant la crise, des initiatives exceptionnelles se sont développées sous l’action des industriels des produits de santé : ce sont des collaborations pour produire le plus de doses de vaccin possible, la mise en commun de données relatives au génome du virus de la Covid-19 ou des investissements pour permettre des reconversions industrielles et des capacités de production.Pour la France, le potentiel que recouvre la possibilité pour elle de devenir le leader européen en produits de santé est certain, à la condition que les facteurs nécessaires au soutien d’une indépendance de la production chimique, de la bioproduction et de l’essor du numérique soient réunis. Des moyens financiers considérables sont déjà mobilisés au niveau budgétaire (en France et en Europe), mais aussi par le biais de projets particuliers (PIIEC) ou de la création d’une agence de prospective (HERA). Des initiatives contribuant à concrétiser ces ambitions émergent déjà, comme la création d’un leader européen dans la production de principes actifs (EuroApi), le développement de l’Alliance France bioproduction ou encore le Campus Biotech Digital, dont l’objectif est de développer les compétences de demain dans ces activités.Dès lors que la France et l’Europe considèrent la santé comme un secteur stratégique, elles doivent se doter de stratégies à plus long terme, définir des politiques volontaristes d’accompagnement de ce secteur et investir dès maintenant pour assurer les innovations de demain, en intégrant toutes les dimensions indispensables à ces succès, comme la gestion des données en santé ou les plateformes d’analyse des données de vie réelle.COVID-19 has made the healthcare sector a strategic priority for France and the European Union. A major issue is to overhaul the budgetary policies based on cutting prices that have, for more than a decade, hampered the necessary growth in private investments and thus jeopardized this industrial tool, as plants and the jobs there have been moved out of the country. During the crisis, companies producing health products took part in exceptional initiatives: cooperative efforts to produce as many doses of vaccine as possible, the pooling of data on the genome of the SARS-CoV-2 virus, and the investments made to reconvert plants and production facilities. France has the potential of becoming the leading health product supplier in Europe on condition that the necessary factors are brought together for supporting its independence in bioproduction, chemistry and digital technology. Considerable financial means have been mustered in budgets (France’s and Europe’s), through projects (PIIEC) and via the creation of an agency of prospective studies (HERA). Efforts are already being made to realize these ambitions, such as the creation of a European leader (EuroApi) in the production of active principles, the development of Alliance France Bioproduction, and the Biotech Digital Campus, which has the objective of fostering the skills needed in this field of activity. Once France and Europe consider health to be a strategic sector, they will have to draft long-term strategies and policies for accompanying the healthcare sector; and investments for future innovations will have to be made by taking account of all the dimensions indispensable for success in this sector, such as data management and platforms for data analytics.Cairn free access |