Commerce illicite de l’or artisanal en Afrique subsaharienne

Malgré son importance en tant que source de revenus pour des millions de travailleurs africains, l’exploitation aurifère artisanale ne génère en Afrique que peu de recettes pour les États producteurs. Sont en cause l’informalité du secteur de l’exploitation artisanale minière et à petite échelle (EM...

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Autor principal: Reichel, Victoria
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2018
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-RINDU1_184_0035RINDU1Annales des Mines - Réalités industrielles https://stm.cairn.info/revue-realites-industrielles-2018-4-page-35?lang=fr https://doi.org/10.3917/rindu1.184.0035 Commerce illicite de l’or artisanal en Afrique subsaharienne Reichel, Victoria2018 fre Annales des Mines - Réalités industrielles | ovembre 2018 | 4 | 2018-10-22 | p. 35-39 | 1148-7941 RINDU1_18477 Malgré son importance en tant que source de revenus pour des millions de travailleurs africains, l’exploitation aurifère artisanale ne génère en Afrique que peu de recettes pour les États producteurs. Sont en cause l’informalité du secteur de l’exploitation artisanale minière et à petite échelle (EMAPE) et des mécanismes de financement du secteur fort complexes tout au long de la chaîne d’approvisionnement, ce qui rend très difficile le contrôle du commerce de l’or artisanal et de ses acteurs.Dans cet article, nous nous sommes efforcée d’esquisser l’ampleur des dynamiques du commerce illicite de l’or artisanal en Afrique. En l’absence de statistiques globales fiables sur ce sujet, nous nous proposons ici de brosser un bref portrait de trois pays de l’Afrique de l’Ouest (Mali, Burkina Faso et Côte d’Ivoire), ainsi que de la région des Grands Lacs d’Afrique, en nous appuyant pour cela sur des recherches menées par l’ONG canadienne IMPACT (anciennement Partenariat Afrique Canada). Dans les deux régions africaines précitées, le commerce illicite de l’or s’effectue par contrebande transfrontalière : l’or est d’abord transporté illégalement du pays producteur vers un pays voisin, avant d’être exporté « légalement » comme s’il était issu de ce deuxième pays.Illegal trade in the gold mined by small-scale producers in sub-Saharan AfricaDespite its importance as a source of income for millions of workers, small-scale gold production in Africa provides very little income to the governments there. The informal nature of artisanal, small-scale production and the highly complex means used to finance mining during the production chain make it very hard to control small-scale producers and the trade in the gold they mine. The extent of this illegal trade in Africa is discussed. Given the absence of reliable global statistics on this topic, a brief description is made of three West African countries (Mali, Burkina Faso and Ivory Coast) and of the African Great Lakes region in reference to the studies made by IMPACT (formerly Partnership Africa Canada), a Canadian NGO. In these two regions of Africa, the illicit gold trade involves cross-border smuggling: the precious metal is transported illegally out of the producing country toward a neighboring land from which it is “legally” exported as if it came from this second countryCairn free access
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description Malgré son importance en tant que source de revenus pour des millions de travailleurs africains, l’exploitation aurifère artisanale ne génère en Afrique que peu de recettes pour les États producteurs. Sont en cause l’informalité du secteur de l’exploitation artisanale minière et à petite échelle (EMAPE) et des mécanismes de financement du secteur fort complexes tout au long de la chaîne d’approvisionnement, ce qui rend très difficile le contrôle du commerce de l’or artisanal et de ses acteurs.Dans cet article, nous nous sommes efforcée d’esquisser l’ampleur des dynamiques du commerce illicite de l’or artisanal en Afrique. En l’absence de statistiques globales fiables sur ce sujet, nous nous proposons ici de brosser un bref portrait de trois pays de l’Afrique de l’Ouest (Mali, Burkina Faso et Côte d’Ivoire), ainsi que de la région des Grands Lacs d’Afrique, en nous appuyant pour cela sur des recherches menées par l’ONG canadienne IMPACT (anciennement Partenariat Afrique Canada). Dans les deux régions africaines précitées, le commerce illicite de l’or s’effectue par contrebande transfrontalière : l’or est d’abord transporté illégalement du pays producteur vers un pays voisin, avant d’être exporté « légalement » comme s’il était issu de ce deuxième pays.
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