La (ou les) blockchain(s), une réponse technologique à la crise de confiance

Dans sa forme canonique, la blockchain est un refus des tiers de confiance. Cette technologie repose sur une posture idéologique qui n’est pas exempte de populisme. Ce refus des institutions établies s’explique en partie par la crise de confiance que traversent les sociétés modernes. Le solutionnis...

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Auteurs principaux: Manas, Arnaud, Bosc-Haddad, Yoram
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2017
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-RINDU1_173_0102RINDU1Annales des Mines - Réalités industrielles https://stm.cairn.info/revue-realites-industrielles-2017-3-page-102?lang=fr https://doi.org/10.3917/rindu1.173.0102 La (ou les) blockchain(s), une réponse technologique à la crise de confiance Manas, ArnaudBosc-Haddad, Yoram2017 fre Annales des Mines - Réalités industrielles | Août 2017 | 3 | 2017-07-19 | p. 102-105 | 1148-7941 RINDU1_17392 Dans sa forme canonique, la blockchain est un refus des tiers de confiance. Cette technologie repose sur une posture idéologique qui n’est pas exempte de populisme. Ce refus des institutions établies s’explique en partie par la crise de confiance que traversent les sociétés modernes. Le solutionnisme technologique qui voudrait établir la confiance par algorithmes, sans ancrage social ou juridique, est illusoire. Compte tenu des coûts et des risques, l’usage de la blockchain canonique (sans tiers de confiance) présente peu d’intérêt en dehors d’un nombre limité de domaines. En revanche, la mise en œuvre des technologies blockchain par des institutions dépositaires de confiance, à l’intérieur d’un cadre juridique et social, paraît promise à un bel avenir. Mais seule une veille active permettra à ses acteurs d’en bénéficier pleinement.Blockchains, a technological response to the crisis of confidenceIn its canonical form, a blockchain eliminates trusted third parties from transactions, thus reflecting an ideological stance tainted with populism. This refusal of established institutions can partly be set down to the crisis of confidence in modern societies. Technological “solutionism” tries to establish trust through algorithms, without any legal or social grounds; but it is an illusion. Taking account of costs and risks, the use of blockchains without trusted third parties has little interest outside a few fields. In contrast, the use of blockchain technology by the institutions that serve as trusted third parties, within an established legal and social framework, is promising since active monitoring and oversight are an indispensable condition for benefitting fully from blockchains.En su forma canónica, la blockchain es un rechazo de los terceros de confianza. Esta tecnología se basa en una posición ideológica que no está exenta de populismo. Este rechazo de las instituciones establecidas se explica en parte por la crisis de confianza que atraviesan las sociedades modernas. El solucionismo tecnológico que desea establecer la confianza mediante algoritmos, sin anclaje social o jurídico, es ilusorio. Teniendo en cuenta los costes y riesgos, el uso de la blockchain canónica (sin terceros de confianza) presenta poco interés con excepción de un número de campos limitado. Por el contrario, la aplicación de las tecnologías blockchain por parte de instituciones de confianza, dentro de un marco jurídico y social, parece tener un futuro brillante. Pero sólo una vigilancia activa permitirá que sus agentes se beneficien plenamente de ella.Cairn free access
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description Dans sa forme canonique, la blockchain est un refus des tiers de confiance. Cette technologie repose sur une posture idéologique qui n’est pas exempte de populisme. Ce refus des institutions établies s’explique en partie par la crise de confiance que traversent les sociétés modernes. Le solutionnisme technologique qui voudrait établir la confiance par algorithmes, sans ancrage social ou juridique, est illusoire. Compte tenu des coûts et des risques, l’usage de la blockchain canonique (sans tiers de confiance) présente peu d’intérêt en dehors d’un nombre limité de domaines. En revanche, la mise en œuvre des technologies blockchain par des institutions dépositaires de confiance, à l’intérieur d’un cadre juridique et social, paraît promise à un bel avenir. Mais seule une veille active permettra à ses acteurs d’en bénéficier pleinement.
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