La (ou les) blockchain(s), une réponse technologique à la crise de confiance

Dans sa forme canonique, la blockchain est un refus des tiers de confiance. Cette technologie repose sur une posture idéologique qui n’est pas exempte de populisme. Ce refus des institutions établies s’explique en partie par la crise de confiance que traversent les sociétés modernes. Le solutionnis...

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書誌詳細
主要な著者: Manas, Arnaud, Bosc-Haddad, Yoram
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2017
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Dans sa forme canonique, la blockchain est un refus des tiers de confiance. Cette technologie repose sur une posture idéologique qui n’est pas exempte de populisme. Ce refus des institutions établies s’explique en partie par la crise de confiance que traversent les sociétés modernes. Le solutionnisme technologique qui voudrait établir la confiance par algorithmes, sans ancrage social ou juridique, est illusoire. Compte tenu des coûts et des risques, l’usage de la blockchain canonique (sans tiers de confiance) présente peu d’intérêt en dehors d’un nombre limité de domaines. En revanche, la mise en œuvre des technologies blockchain par des institutions dépositaires de confiance, à l’intérieur d’un cadre juridique et social, paraît promise à un bel avenir. Mais seule une veille active permettra à ses acteurs d’en bénéficier pleinement.