L’Europe de la sécurité numérique : très juridique, mais guère technologique, et encore insuffisamment économique

Si l’Europe revendique à raison son statut d’économie de la connaissance et de solides ressources génératrices d’activités à forte valeur ajoutée, elle reste très en retrait en matière de sécurité numérique. L’essentiel de sa production en la matière est constitué de textes (des directives ou des rè...

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Detalhes bibliográficos
Autor principal: Arpagian, Nicolas
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2016
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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description Si l’Europe revendique à raison son statut d’économie de la connaissance et de solides ressources génératrices d’activités à forte valeur ajoutée, elle reste très en retrait en matière de sécurité numérique. L’essentiel de sa production en la matière est constitué de textes (des directives ou des règlements européens) établissant des obligations de sécurisation des infrastructures informatiques. Mais les « 28 » n’ayant fait émerger aucun acteur global de la cybersécurité, la lutte contre la cybercriminalité est menée essentiellement par des polices nationales. Et l’Agence de l’Union européenne en charge de sa cyberprotection, l’ENISA, peine encore à assurer son avenir financier. Dès lors que les États membres de l’Union européenne utilisent l’arme numérique pour assurer la défense de leurs intérêts stratégiques (sécurité de leurs opérateurs d’importance vitale, collecte de renseignements économiques ou diplomatiques...), ils rechignent à doter l’Europe d’outils intégrés et performants pour peser réellement face aux grandes puissances du monde numérique, que sont les États-Unis, la Chine ou la Russie.
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