L’obstacle, un levier de progrès ?

L’objectif de cet article est de comprendre le rôle que peuvent jouer les salariés syndiqués et les responsables syndicaux dans le management de la RSE. Notre approche de la RSE est en rupture avec l’approche fonctionnaliste et se base sur la théorie des conventions. Notre posture épistémologique es...

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Udgivet i:RIMHE : Revue Interdisciplinaire Management, Homme & Entreprise | 286 | 4 | 2017-10-16 | p. 2-2 | 2259-2490
Auteurs principaux: Brasseur, Martine, Gavoille, Franck
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: 2017
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-RIMHE_028_0002RIMHERIMHE : Revue Interdisciplinaire Management, Homme & Entreprise https://shs.cairn.info/revue-rimhe-2017-4-page-2?lang=fr https://doi.org/10.3917/rimhe.028.0002 L’obstacle, un levier de progrès ? Brasseur, MartineGavoille, Franck2017 fre RIMHE : Revue Interdisciplinaire Management, Homme & Entreprise | 286 | 4 | 2017-10-16 | p. 2-2 | 2259-2490 RIMHE_02855 L’objectif de cet article est de comprendre le rôle que peuvent jouer les salariés syndiqués et les responsables syndicaux dans le management de la RSE. Notre approche de la RSE est en rupture avec l’approche fonctionnaliste et se base sur la théorie des conventions. Notre posture épistémologique est interprétativiste et notre méthodologie est qualitative. Nous avons procédé à une étude comparative de deux multinationales du secteur des télécommunications en Tunisie, se différenciant par leur management de la RSE, de type «  top down », en référence à Nonaka (1988), ou vertical pour la première, et de type «  middle-up-down », plus transversal et participative, pour la seconde. La lecture conventionnaliste nous a permis de mettre en évidence que les acteurs syndicaux adoptaient des attitudes différentes à l’égard de la RSE en fonction des cas pratiquant un « syndicalisme révolutionnaire » (Dubief, 1969) dans l’un, et un « syndicalisme réformiste » (Giraud, 2007) dans l’autre, mais qu’ils contribuaient dans les deux établissements à faire évoluer la convention établie autour de la RSE, d’une convention mobilisant une « rationalité interprétative » à une convention faisant appel à une « une rationalité stratégique » (Favereau et Postel, 2013) et conduisant à travers le jeu du dialogue social à légitimer les pratiques de RSE.The objective of this article is to understand how the behavior of unionized employees and union leaders could be involved in the management of CSR. This article aims to break with a functionalist approach of the CSR. It is based on the conventions theory. Our epistemological posture is interpretative and our methodology is qualitative. Our research strategy is the case study of two multinationals in the telecommunications sector in Tunisia. The conventionalist reading allowed us to see that unionists, in both cases, are transforming the convention on CSR into a type of convention that mobilizes an « interpretative rationality » to a convention that calls for a “strategic rationality” (Favereau and Postel, 2013) and will push the unionists to adopt a strategy according to their evaluation of the management of CSR and thus to the legitimacy of the CSR practices, even if their attitudes are different and relative to a “revolutionary syndicalism” (Dubief, 1969) for one, and a “reformist syndicalism” (Giraud, 2007) for the other.Cairn free access
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description L’objectif de cet article est de comprendre le rôle que peuvent jouer les salariés syndiqués et les responsables syndicaux dans le management de la RSE. Notre approche de la RSE est en rupture avec l’approche fonctionnaliste et se base sur la théorie des conventions. Notre posture épistémologique est interprétativiste et notre méthodologie est qualitative. Nous avons procédé à une étude comparative de deux multinationales du secteur des télécommunications en Tunisie, se différenciant par leur management de la RSE, de type «  top down », en référence à Nonaka (1988), ou vertical pour la première, et de type «  middle-up-down », plus transversal et participative, pour la seconde. La lecture conventionnaliste nous a permis de mettre en évidence que les acteurs syndicaux adoptaient des attitudes différentes à l’égard de la RSE en fonction des cas pratiquant un « syndicalisme révolutionnaire » (Dubief, 1969) dans l’un, et un « syndicalisme réformiste » (Giraud, 2007) dans l’autre, mais qu’ils contribuaient dans les deux établissements à faire évoluer la convention établie autour de la RSE, d’une convention mobilisant une « rationalité interprétative » à une convention faisant appel à une « une rationalité stratégique » (Favereau et Postel, 2013) et conduisant à travers le jeu du dialogue social à légitimer les pratiques de RSE.
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