Crowdsourcing : La nébuleuse des frontières de l'organisation et du travail

De manière consciente ou non, une armée d’internautes s’investit chaque jour dans des démarches de crowdsourcing. Ainsi, la foule apporte des ressources en termes de savoir, de temps, de compétences à des organisations ayant une problématique à résoudre. Le crowdsourcing se définit comme l’externali...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:RIMHE : Revue Interdisciplinaire Management, Homme & Entreprise | 113 | 2 | 2014-03-01 | p. 23-40 | 2259-2490
Autor principal: Renault, Sophie
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2014
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:De manière consciente ou non, une armée d’internautes s’investit chaque jour dans des démarches de crowdsourcing. Ainsi, la foule apporte des ressources en termes de savoir, de temps, de compétences à des organisations ayant une problématique à résoudre. Le crowdsourcing se définit comme l’externalisation d’activités vers la foule. Les activités confiées à la foule peuvent prendre des formes variées : créer un nouveau design, traduire le Web, observer les écrans de caméras de surveillance... Or, l’activité de la foule ne donne pas nécessairement lieu à une compensation financière. Dès lors, le crowdsourcing n’est ni considéré comme du bénévolat ni comme un travail – il est davantage assimilable à un loisir permettant d’obtenir quelques « fèves de cacao ». Cet article explore alors le « brouillage » des frontières du travail et de l’organisation que génère le crowdsourcing. A l’appui d’études de cas, cette recherche synthétise les principaux atouts et freins du recours au crowdsourcing pour ses parties prenantes. A l’issue de notre analyse et en écho avec les résultats de notre démarche qualitative à visée exploratoire, nous proposons plusieurs pistes de réflexion afin que le crowdsourcing s’inscrive dans une démarche socialement responsable.