Les coopératives, un lieu idéal pour développer sa spiritualité au travail ?

L’enjeu de cet article est d’interroger les liens existants entre le mode d’organisation du travail émergeant d’une structure de l’économie sociale et solidaire, la coopérative, et les conditions de « pensabilité » d’une véritable spiritualité au travail. Certains voient, en effet, dans l’économie s...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:RIMHE : Revue Interdisciplinaire Management, Homme & Entreprise | 82 | 4 | 2013-07-03 | p. 19-39 | 2259-2490
Auteurs principaux: Le Loarne-Lemaire, Séverine, Noël-Lemaître, Christine
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2013
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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description L’enjeu de cet article est d’interroger les liens existants entre le mode d’organisation du travail émergeant d’une structure de l’économie sociale et solidaire, la coopérative, et les conditions de « pensabilité » d’une véritable spiritualité au travail. Certains voient, en effet, dans l’économie sociale et solidaire une sorte de lieu protégé, dans lequel les salariés pourraient devenir acteur de leur travail et espérer atteindre une forme d’épanouissement professionnel et personnel. Ces espoirs semblent légitimes au regard de la définition même de l’économie sociale et solidaire qui ambitionne de placer la personne humaine au centre du développement économique et social. Dans le champ de l’économie sociale et solidaire, les coopératives constituent un modèle alternatif de gouvernance et d’organisation du travail particulièrement intéressant qui suscite à l’heure actuelle un regain d’intérêt de la part des chercheurs en management et des entrepreneurs. Sur un plan purement théorique, la coopérative, en particulier, devrait favoriser la mise en place d’un management centré sur la dimension sociale de l’entreprise tout en visant à atteindre des objectifs économiques classiques. En garantissant la sécurisation de l’emploi grâce au contrôle de la stratégie de l’entreprise par les salariés et non par des parties prenantes externes, comme des fonds de pension, le recours à la forme coopérative est présenté a priori comme un moyen d’éviter les délocalisations ou les fermetures de l’activité pour cause de rentabilité trop faible. Au-delà de ces motivations « sécuritaires », des recherches récentes sur les coopératives mettent en évidence une attente de bien-être au travail de la part des salariés. Pourtant, ces attentes sont-elles réalistes ? Peuvent-elles être toujours satisfaites ? En reprenant une lecture de la spiritualité au travail par le philosophe Simone Weil, cet article tend à montrer que la coopérative ne constitue pas en soi un instrument garantissant la démocratie organisationnelle et l’épanouissement de l’homme au travail.
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