La décision : ses fondements et ses manifestations

RésuméLes travaux d’Amos Tversky et de Daniel Kahneman, et plus particulièrement le développement de la théorie des perspectives (prospect theory), ont profondément transformé notre vision du processus de prise de décision. Dans ce travail, nous présentons les apports de ce courant comportemental re...

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Dans:RIMHE : Revue Interdisciplinaire Management, Homme & Entreprise | 52 | 1 | 2013-01-01 | p. 106-117 | 2259-2490
Auteur principal: Heitz, Jean-Michel
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2013
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-RIMHE_005_0106RIMHERIMHE : Revue Interdisciplinaire Management, Homme & Entreprise https://shs.cairn.info/revue-rimhe-2013-1-page-106?lang=fr https://doi.org/10.3917/rimhe.005.0106 La décision : ses fondements et ses manifestations Heitz, Jean-Michel2013 fre RIMHE : Revue Interdisciplinaire Management, Homme & Entreprise | 52 | 1 | 2013-01-01 | p. 106-117 | 2259-2490 RIMHE_00589 RésuméLes travaux d’Amos Tversky et de Daniel Kahneman, et plus particulièrement le développement de la théorie des perspectives (prospect theory), ont profondément transformé notre vision du processus de prise de décision. Dans ce travail, nous présentons les apports de ce courant comportemental relativement à l’approche dite « traditionnelle » et soulignons comment ils permettent d’éclairer les chercheurs en management sur les tenants de la décision dans un contexte stratégique. Pour cela, nous décrivons dans un premier temps les deux phases successives du processus de décision, à savoir la perception (phase 1) et l’évaluation (phase 2). Lors de la première phase, le décideur traduit l’ensemble des alternatives qui s’offrent à lui alors que, lors de la seconde phase, il évalue les différentes actions envisageables et choisit celle qu’il considère comme la meilleure. Notre objectif est de montrer que les différentes actions envisageables ne sont pas analysées objectivement mais subjectivement par le décideur. En effet, grâce à l’économie expérimentale, il est possible de mettre en évidence un certain nombre de biais de comportement chez le décideur tels que l’optimisme, le conservatisme ou l’aversion aux pertes. Ces biais peuvent être appréhendés dans le cadre des modèles comportementaux et plus spécifiquement par les travaux de Kahneman et Tversky.The research of Daniel Kahneman and Amos Tversky, especially prospect theory, has transformed our view of the decision making process. In this paper, we present the behavioral approach and show how it throws light on the ins and outs of the decision process in a strategic context. For that purpose, we first describe the two successive stages of the decision process. During the first edition stage, the decision-maker performs a preliminary analysis of the available prospects. In a second evaluation stage, the decision-maker compares the various prospects and chooses the best one. The aim of the paper is to show that the prospects are not analyzed objectively but subjectively by the decision-maker. Thanks to the experimental economics, we are able to underline several behavioral biases such as optimism, conservatism or losses aversion. These biases are then naturally integrated within the framework of behavioral models, following the pioneering work of Daniel Kahneman and Amos Tversky.Cairn free access
language Français
format Article ou chapitre numérique
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description RésuméLes travaux d’Amos Tversky et de Daniel Kahneman, et plus particulièrement le développement de la théorie des perspectives (prospect theory), ont profondément transformé notre vision du processus de prise de décision. Dans ce travail, nous présentons les apports de ce courant comportemental relativement à l’approche dite « traditionnelle » et soulignons comment ils permettent d’éclairer les chercheurs en management sur les tenants de la décision dans un contexte stratégique. Pour cela, nous décrivons dans un premier temps les deux phases successives du processus de décision, à savoir la perception (phase 1) et l’évaluation (phase 2). Lors de la première phase, le décideur traduit l’ensemble des alternatives qui s’offrent à lui alors que, lors de la seconde phase, il évalue les différentes actions envisageables et choisit celle qu’il considère comme la meilleure. Notre objectif est de montrer que les différentes actions envisageables ne sont pas analysées objectivement mais subjectivement par le décideur. En effet, grâce à l’économie expérimentale, il est possible de mettre en évidence un certain nombre de biais de comportement chez le décideur tels que l’optimisme, le conservatisme ou l’aversion aux pertes. Ces biais peuvent être appréhendés dans le cadre des modèles comportementaux et plus spécifiquement par les travaux de Kahneman et Tversky.
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