Perception des mutations du monde du travail : les jeunes ouvriers s'opposent-ils à leurs aînés ?

RésuméLes profondes mutations du travail affectent fortement le monde industriel et ses ouvriers. Alors que l’organisation du travail continue à se transformer et que les exigences de flexibilité et de polyvalence sont accrues, comment jeunes et anciens ouvriers de l’industrie perçoivent-ils leur tr...

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Pubblicato in:RIMHE : Revue Interdisciplinaire Management, Homme & Entreprise | 41 | 4 | 2012-11-01 | p. 27-41 | 2259-2490
Autore principale: Aunis, Émilie
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2012
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Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Riassunto:RésuméLes profondes mutations du travail affectent fortement le monde industriel et ses ouvriers. Alors que l’organisation du travail continue à se transformer et que les exigences de flexibilité et de polyvalence sont accrues, comment jeunes et anciens ouvriers de l’industrie perçoivent-ils leur travail ? Notre analyse s’appuie sur une quarantaine d’entretiens réalisés avec des ouvriers âgés de 29 à 59 ans, dans cinq entreprises du bassin d’emploi d’une ville française de taille moyenne. Sur différents plans, les clivages générationnels sont marqués. Les jeunes ouvriers sont de toute évidence plus attachés à leur emploi qu’à leur travail et ils font également la scission, plus largement que leurs aînés, entre l’espace professionnel et l’espace privé. Par ailleurs, face à l’imposition de normes managériales nouvelles (autocontrôle, flexibilité, polyvalence, recours aux pratiques d’écriture), ils se montrent plus conciliants que les anciens sans toutefois consentir totalement aux exigences de l’entreprise. Toutefois, on note que ces différentes oppositions ne se traduisent pas en conflits ouverts. Reste que le groupe ouvrier se trouve largement mis à mal par les mutations du secteur industriel. Mais on remarque par ailleurs qu’en des circonstances spécifiques, les clivages générationnels peuvent être provisoirement atténués au profit de la reconstruction d’un collectif ouvrier.