L’aide au développement entre droits, influence et diversité culturelle

Les politiques d’aide au développement menées par les bailleurs historiques que sont le FMI et la Banque Mondiale ont toujours été conduites en parallèle de celles, plus ciblées et bilatérales, des grandes puissances occidentales. Elles ont cependant en commun l’adjonction de conditionnalités jurid...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Lopez, Benoît
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2016
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Les politiques d’aide au développement menées par les bailleurs historiques que sont le FMI et la Banque Mondiale ont toujours été conduites en parallèle de celles, plus ciblées et bilatérales, des grandes puissances occidentales. Elles ont cependant en commun l’adjonction de conditionnalités juridiques. Celles-ci forment un ensemble varié qui s’étend du droit administratif, à travers les privatisations ou l’ouverture à la concurrence, jusqu’au respect ou la mise en place des droits de l’homme. À travers l’histoire de ces mécanismes juridiques il est aisé de retracer celle, plus ou moins assumée, d’une quête d’influence en vue de projeter le modèle démocratique, économique, ainsi que certaines valeurs retranscrites dans les droits occidentaux. Pourtant, c’est précisément l’utilisation du droit qui a constitué le terreau de la contestation de ces politiques et qui, aujourd’hui, remet en cause l’espoir de les voir jouer un rôle de vecteur d’influence durable. Au-delà, sa mobilisation représente le principal argument des nouveaux acteurs du développement que sont la Chine et les pays islamiques, dans leurs propres stratégies d’influence.