De la subversion à la normalisation : de la Swatchmobile à la Smart

Résumé« La Swatchmobile représentera 30 % du marché des petits véhicules urbains d’ici 10 ans. » En 1990, Nicolas Hayek, inventeur de la montre Swatch, souhaite révolutionner l’automobile en créant un concept différent, comme il l’a fait pour les montres. Son objectif est clair : changer le rapport...

詳細記述

保存先:
書誌詳細
主要な著者: Métais, Emmanuel, Pin, Richard
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2002
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
その他の書誌記述
要約:Résumé« La Swatchmobile représentera 30 % du marché des petits véhicules urbains d’ici 10 ans. » En 1990, Nicolas Hayek, inventeur de la montre Swatch, souhaite révolutionner l’automobile en créant un concept différent, comme il l’a fait pour les montres. Son objectif est clair : changer le rapport de l’être humain à l’automobile, rapport qui n’a guère évolué, selon lui, et instaurer un nouveau rapport à l’urbanisme, voire à la citoyenneté. En mars 1994, SMH s’allie avec Mercedes-Benz pour donner naissance à MCC (Micro Concept Car), et le projet Swatchmobile est transformé en projet Smart. Après des débuts difficiles, les ventes s’annoncent sous de meilleurs auspices. Le cas Swatchmobile-Smart est emblématique des théories nouvelles qui ont enrichi la pensée dans le domaine de la stratégie d’entreprise au cours des années 1990. Le courant de l’intention stratégique a permis de mieux comprendre comment certaines entreprises, sur la base d’une vision ambitieuse, pouvaient générer des stratégies déviantes, sources de nouvelles voies de développement à long terme. Au cœur de ces mécanismes, le concept de subversion permet de prendre la mesure de l’efficacité de ces stratégies. Cependant, si ces théories insistent sur la nécessité d’être radicalement différent, elles occultent la difficulté de la mise en œuvre de ces stratégies et le risque qu’elles comportent, dont Smart est l’exemple typique.