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La présente étude entend faire le point sur le régime juridique de la responsabilité des dirigeants des sociétés commerciales en droit OHADA. Elle aboutit au constat que, comme en droit français, la responsabilité civile des dirigeants sociaux varie suivant la situation de la société. Ainsi, lorsqu...

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Κύριος συγγραφέας: Akam Akam, André
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: 2007
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
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id cairn-RIDE_212_0245
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spelling cairn-RIDE_212_0245RIDERevue internationale de droit économique https://droit.cairn.info/revue-internationale-de-droit-economique-2007-2-page-245?lang=fr https://doi.org/10.3917/ride.212.0245 Bibliographie Akam Akam, André2007 fre Revue internationale de droit économique | t. XXI2 | 2 | 2007-07-01 | p. 245-247 | 1010-8831 RIDE_21214 La présente étude entend faire le point sur le régime juridique de la responsabilité des dirigeants des sociétés commerciales en droit OHADA. Elle aboutit au constat que, comme en droit français, la responsabilité civile des dirigeants sociaux varie suivant la situation de la société. Ainsi, lorsqu’il s’agit d’une société in bonis, la responsabilité des dirigeants telle qu’elle est organisée par l’Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique, est pratiquement identique à la responsabilité civile de droit commun, que l’action soit individuelle ou sociale. En revanche, lorsqu’il s’agit d’une société en difficulté, c’est-à-dire d’une société faisant l’objet d’une procédure collective, l’Acte uniforme relatif aux procédures collectives d’apurement du passif institue un régime de responsabilité dérogatoire au droit commun. En effet, l’action en comblement du passif est soumise à des règles spécifiques tant en ce qui concerne sa mise en œuvre que ses effets. L’institution de deux régimes de responsabilité aussi distincts est critiquable. Il est, en effet, difficile de comprendre comment deux régimes de responsabilité ayant un fondement identique, à savoir une faute de gestion des dirigeants, peuvent diverger autant, en raison simplement du moment où se pose la question de la responsabilité éventuelle de ceux-ci. L’exigence de cohérence des règles juridiques implique que la sanction des dirigeants fautifs soit exactement la même, quelle que soit la situation de la société.CIVIL LIABILITY OF COMPANY EXECUTIVES UNDER OHADA LAW The purpose of this paper is to present civil liability of company executives regime under OHADA law. This OHADA law regime is not different from the French law regime. Civil liability of company executives under OHADA law is twofold according to the economic situation of the company. If the company is in good conditions (in bonis) civil liability is almost identical to the general civil liability either under personal action or company action (OHADA Uniform act relating to commercial companies and economic interest group). Instead, if the company is not in good conditions, i.e. under collective procedure, the OHADA Uniform act organizing collective proceedings for wiping off debts creates a derogatory civil liability regime. The derogations extend both to the bringing into play and to the effects. The very existence of two separate civil liability regimes is questioned. As far as they have a common cause, company executive wrongdoing, it is far from clear to understand why two different regimes were created. The argument related to the economic situation of the company at the moment civil liability arise is not pertinent. Legal consistency implies that penalty of company executive wrongdoings must be exactly the same whatever may be the situation of the company.Cairn free access
language Français
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description La présente étude entend faire le point sur le régime juridique de la responsabilité des dirigeants des sociétés commerciales en droit OHADA. Elle aboutit au constat que, comme en droit français, la responsabilité civile des dirigeants sociaux varie suivant la situation de la société. Ainsi, lorsqu’il s’agit d’une société in bonis, la responsabilité des dirigeants telle qu’elle est organisée par l’Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique, est pratiquement identique à la responsabilité civile de droit commun, que l’action soit individuelle ou sociale. En revanche, lorsqu’il s’agit d’une société en difficulté, c’est-à-dire d’une société faisant l’objet d’une procédure collective, l’Acte uniforme relatif aux procédures collectives d’apurement du passif institue un régime de responsabilité dérogatoire au droit commun. En effet, l’action en comblement du passif est soumise à des règles spécifiques tant en ce qui concerne sa mise en œuvre que ses effets. L’institution de deux régimes de responsabilité aussi distincts est critiquable. Il est, en effet, difficile de comprendre comment deux régimes de responsabilité ayant un fondement identique, à savoir une faute de gestion des dirigeants, peuvent diverger autant, en raison simplement du moment où se pose la question de la responsabilité éventuelle de ceux-ci. L’exigence de cohérence des règles juridiques implique que la sanction des dirigeants fautifs soit exactement la même, quelle que soit la situation de la société.
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