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À mesure que les contentieux économiques se mondialisent, les États-Unis s’affirment comme un véritable hub juridictionnel des litiges transnationaux. L’action individuelle de la loi R.I.C.O., dont l’objet est la réparation du préjudice causé par les infractions qu’elle vise, y contribue fortement c...

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Dettagli Bibliografici
Autore principale: Fulli-Lemaire, Samuel
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2026
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:À mesure que les contentieux économiques se mondialisent, les États-Unis s’affirment comme un véritable hub juridictionnel des litiges transnationaux. L’action individuelle de la loi R.I.C.O., dont l’objet est la réparation du préjudice causé par les infractions qu’elle vise, y contribue fortement ces dernières années : dommages triplés, frais récupérables, large spectre d’infractions. Cette attractivité nourrit un contentieux stratégique croissant. Encore faut-il, pour les demandeurs, démontrer l’existence d’un préjudice causé aux affaires et aux biens (injury to business or property) et que celui-ci soit qualifié d’interne (domestic injury). Or, la délimitation de cette notion demeure instable, tant dans sa dimension matérielle que géographique. Les deux derniers arrêts majeurs de la Cour suprême traduisent un double assouplissement : d’une part, l’admission d’un préjudice aux affaires et aux biens même lorsqu’il procède d’un préjudice personnel ; d’autre part, l’adoption d’une méthode contextuelle et multifactorielle pour localiser le préjudice. Ce mouvement renforce le caractère casuistique de l’analyse et élargit potentiellement le champ de l’action individuelle de la loi R.I.C.O.