Le mandat sénatorial : un serpent de mer ? À propos de la réception d’une institution polymorphe en droit public camerounais

La présente étude tente de lever le voile sur le mandat sénatorial, institution polymorphe critiquée un peu partout dans le monde pour ses ambiguïtés voire son inutilité, en interrogeant sa nature juridique et sa finalité en droit public camerounais à l’aune des paramètres contextuels. L’on est amen...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Njinga Tchoungnia, Giscard
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2021
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:La présente étude tente de lever le voile sur le mandat sénatorial, institution polymorphe critiquée un peu partout dans le monde pour ses ambiguïtés voire son inutilité, en interrogeant sa nature juridique et sa finalité en droit public camerounais à l’aune des paramètres contextuels. L’on est amené dans ce cadre à constater, dans une approche herméneutique, que le mandat sénatorial dans le contexte de sa réception en droit constitutionnel camerounais, est un mandat politique sui generis d’une part ; et un mandat porteur à la fois de missions classiques et d’une mission spécifique de représentation d’autre part. Le mandat sénatorial apparait, en définitive, comme étant une catégorie juridique équivoque dont les missions connaissent des entraves dans leur mise en œuvre dans le contexte camerounais. Au demeurant, une réflexion approfondie sur un modèle adapté aux réalités socio-politiques camerounaises mériterait d’être envisagée au moment où l’on entrevoit les perspectives d’une actualisation voire d’une modernisation tous azimuts des institutions comme c’est le cas dans de nombreux Etats du monde.