La théorie bergsonienne dans les controverses aphasiologiques, en France, de 1906 à 1950

En 1896, dans Matière et mémoire, le philosophe Henri Bergson développe une théorie des rapports entre le cerveau et la pensée fondée sur une interprétation des aphasies, qu’il présentera durant toute sa vie comme une contribution positive à la recherche scientifique. Les théories unitaristes du do...

Descrizione completa

Salvato in:
Dettagli Bibliografici
Autore principale: Fedi, Laurent
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2022
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RHS_751_0197
record_format cairn
spelling cairn-RHS_751_0197RHSRevue d'histoire des sciences https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-des-sciences-2022-1-page-197?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhs.751.0197 La théorie bergsonienne dans les controverses aphasiologiques, en France, de 1906 à 1950 Fedi, Laurent2022 aphasiebergsonismelocalisation cérébralemémoireneurologieschème moteuraphasiaBergsonismbrain localizationmemorymotor diagramneurologyfre Revue d'histoire des sciences | 75 | 1 | 2022-06-01 | p. 197-229 | 0151-4105 RHS_75138 En 1896, dans Matière et mémoire, le philosophe Henri Bergson développe une théorie des rapports entre le cerveau et la pensée fondée sur une interprétation des aphasies, qu’il présentera durant toute sa vie comme une contribution positive à la recherche scientifique. Les théories unitaristes du docteur Pierre Marie, puis les théories globalistes de Raoul Mourgue, sembleront en effet lui donner raison et bientôt Bergson acquerra la réputation d’avoir devancé la science. L’étude de la réception de ses hypothèses en neurologie montre pourtant une réalité historique plus complexe. La querelle du bergsonisme joua, en fait, le rôle d’un marqueur de divisions dans un domaine, l’aphasiologie, déjà fortement clivé. En suivant ce fil conducteur des premiers articles iconoclastes de Marie, en 1906, jusqu’à la disparition de Mourgue, en 1950, nous prenons la mesure de ce que les neurologues et neuropsychiatres pouvaient attendre ou pas des hypothèses d’un philosophe parfaitement documenté, mais limité à des méthodes spéculatives.In 1896, in Matter and Memory, the philosopher Henri Bergson developed a theory of the relationship between the brain and thought based on an interpretation of aphasia. He continued to present this theory as a positive contribution to scientific research throughout his life. The unitarism of Pierre Marie and then the globalism of Raoul Mourgue seemed to prove him right and Bergson soon acquired a reputation for having anticipated science. The examination of the reception of his hypotheses in neurology shows, however, a more complex historical reality. In fact, the debates around Bergsonism played the role of a marker of divisions within a field, aphasiology, which was already strongly divided. By following this thread from the first iconoclastic papers of Marie, in 1906, to the death of Mourgue, in 1950, we take the measure of what neurologists and neuropsychiatrists might or might not have expected from the hypotheses of a philosopher who was perfectly documented but limited his investigation to speculative methods.Cairn free access
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
topic aphasie
bergsonisme
localisation cérébrale
mémoire
neurologie
schème moteur
aphasia
Bergsonism
brain localization
memory
motor diagram
neurology
spellingShingle aphasie
bergsonisme
localisation cérébrale
mémoire
neurologie
schème moteur
aphasia
Bergsonism
brain localization
memory
motor diagram
neurology
Fedi, Laurent
La théorie bergsonienne dans les controverses aphasiologiques, en France, de 1906 à 1950
topic_facet aphasie
bergsonisme
localisation cérébrale
mémoire
neurologie
schème moteur
aphasia
Bergsonism
brain localization
memory
motor diagram
neurology
description En 1896, dans Matière et mémoire, le philosophe Henri Bergson développe une théorie des rapports entre le cerveau et la pensée fondée sur une interprétation des aphasies, qu’il présentera durant toute sa vie comme une contribution positive à la recherche scientifique. Les théories unitaristes du docteur Pierre Marie, puis les théories globalistes de Raoul Mourgue, sembleront en effet lui donner raison et bientôt Bergson acquerra la réputation d’avoir devancé la science. L’étude de la réception de ses hypothèses en neurologie montre pourtant une réalité historique plus complexe. La querelle du bergsonisme joua, en fait, le rôle d’un marqueur de divisions dans un domaine, l’aphasiologie, déjà fortement clivé. En suivant ce fil conducteur des premiers articles iconoclastes de Marie, en 1906, jusqu’à la disparition de Mourgue, en 1950, nous prenons la mesure de ce que les neurologues et neuropsychiatres pouvaient attendre ou pas des hypothèses d’un philosophe parfaitement documenté, mais limité à des méthodes spéculatives.
author Fedi, Laurent
author_facet Fedi, Laurent
author_sort Fedi, Laurent
title La théorie bergsonienne dans les controverses aphasiologiques, en France, de 1906 à 1950
title_short La théorie bergsonienne dans les controverses aphasiologiques, en France, de 1906 à 1950
title_full La théorie bergsonienne dans les controverses aphasiologiques, en France, de 1906 à 1950
title_fullStr La théorie bergsonienne dans les controverses aphasiologiques, en France, de 1906 à 1950
title_full_unstemmed La théorie bergsonienne dans les controverses aphasiologiques, en France, de 1906 à 1950
title_sort la théorie bergsonienne dans les controverses aphasiologiques, en france, de 1906 à 1950
publishDate 2022
container_title
container_issue
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-des-sciences-2022-1-page-197?lang=fr
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/rhs.751.0197
_version_ 1877246643267436544