Jean-Claude Pont (éd.), Collected works of Charles-François Sturm, éd. avec la collaboration de Flavia Padovani. Préf. de Jean-Claude Pont (Basel-Boston-Berlin : Birkhäuser, 2009), 16,5 × 23,8 cm, x-808 p., fig., tabl., bibliogr.

RésuméLe but de ce travail est d’analyser l’implication tardive de la France dans le domaine de l’astronomie extragalactique. Cette étude démontre la très nette domination des États-Unis et l’absence de la France dans ces recherches. En Amérique du Nord, ce domaine s’est constitué en une véritable s...

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Autor principal: Gilain, Christian
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2011
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id cairn-RHS_641_0189j
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spelling cairn-RHS_641_0189jRHSRevue d'histoire des sciences https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-des-sciences-2011-1-page-189j?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhs.641.0189j Jean-Claude Pont (éd.), Collected works of Charles-François Sturm, éd. avec la collaboration de Flavia Padovani. Préf. de Jean-Claude Pont (Basel-Boston-Berlin : Birkhäuser, 2009), 16,5 × 23,8 cm, x-808 p., fig., tabl., bibliogr. Gilain, Christian2011 fre Revue d'histoire des sciences | 64 | 1 | 2011-06-01 | p. 189j-211j | 0151-4105 RHS_64167 RésuméLe but de ce travail est d’analyser l’implication tardive de la France dans le domaine de l’astronomie extragalactique. Cette étude démontre la très nette domination des États-Unis et l’absence de la France dans ces recherches. En Amérique du Nord, ce domaine s’est constitué en une véritable spécialité, exclusive pour certains comme Edwin Hubble. Les causes en sont multifactorielles mais beaucoup d’éléments sont corrélés. Le manque de télescopes puissants n’en est pas la raison principale car toutes les découvertes inaugurales ont été réalisées avec des équipements que beaucoup d’observatoires français possédaient. Les causes financières ont peut-être joué : moindre rôle du mécénat, engagement limité de l’État, première guerre mondiale ; mais elles ne suffisent pas à tout expliquer. L’organisation même des observatoires, si favorable aux nouvelles recherches américaines, paralysait toute innovation en France. Les charges de travail non directement astronomiques, dont se sont déchargés les astronomes des États-Unis (géophysique, météorologie, service de l’heure), hypothéquaient lourdement ailleurs les possibilités de nouveaux développements. Enfin, il semble que les astronomes, par tradition, ne se soient pas intéressés, en France, à la question des nébuleuses. Sans doute ce désintérêt était-il accentué par une organisation fortement centralisée de l’astronomie, qui maintenait les différents observatoires dans une continuité routinière, signalée dans les rapports rédigés à la fin de la période. La fin de la seconde guerre mondiale s’est accompagnée, partout dans le monde, d’un nouveau bond en avant de la recherche astronomique qui a permis l’essor, en France et en Europe, de l’astronomie extragalactique.Research on galaxies : The Case of France from 1910 to 1950The aim of this article is to analyze the tardy implication of French astronomers in extragalactic research. This study reveals the leadership of the United States and the considerable lag of Europe and, in particular, France. In North America this field became a recognized speciality, one pursued exclusively by some, like Edwin Hubble. There are many reasons for this lag, but some of the factors are correlated. The lack of powerful telescopes is not the main cause, for all the initial discoveries were carried out with equipment that many French and, more generally, European observatories had at their disposal. The financial causes were no doubt important — less private funding and government support, World War One — but they do not provide a sufficient explanation. The organizational setup of American observatories was conducive to innovative research, in contrast to that of their European and French counterparts. Secondary tasks, which American astronomers were able to avoid (geophysics, meteorology, time-service), elsewhere prevented researchers from pursuing new developments. Finally, it seems that astronomers were not by training interested in the question of nebulae, at least in France. Undoubtedly, this disinterest was further enforced by a strongly centralized organization of astronomy, which maintained the observatories in a routine continuity, as evidenced in the reports written at the end of the period under study. The end of World War Two was accompanied throughout the world by a rapid growth in astronomical research, which brought about the development of extragalactic astronomy in France and, more widely, Europe.Cairn free access
language Français
format Article ou chapitre numérique
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description RésuméLe but de ce travail est d’analyser l’implication tardive de la France dans le domaine de l’astronomie extragalactique. Cette étude démontre la très nette domination des États-Unis et l’absence de la France dans ces recherches. En Amérique du Nord, ce domaine s’est constitué en une véritable spécialité, exclusive pour certains comme Edwin Hubble. Les causes en sont multifactorielles mais beaucoup d’éléments sont corrélés. Le manque de télescopes puissants n’en est pas la raison principale car toutes les découvertes inaugurales ont été réalisées avec des équipements que beaucoup d’observatoires français possédaient. Les causes financières ont peut-être joué : moindre rôle du mécénat, engagement limité de l’État, première guerre mondiale ; mais elles ne suffisent pas à tout expliquer. L’organisation même des observatoires, si favorable aux nouvelles recherches américaines, paralysait toute innovation en France. Les charges de travail non directement astronomiques, dont se sont déchargés les astronomes des États-Unis (géophysique, météorologie, service de l’heure), hypothéquaient lourdement ailleurs les possibilités de nouveaux développements. Enfin, il semble que les astronomes, par tradition, ne se soient pas intéressés, en France, à la question des nébuleuses. Sans doute ce désintérêt était-il accentué par une organisation fortement centralisée de l’astronomie, qui maintenait les différents observatoires dans une continuité routinière, signalée dans les rapports rédigés à la fin de la période. La fin de la seconde guerre mondiale s’est accompagnée, partout dans le monde, d’un nouveau bond en avant de la recherche astronomique qui a permis l’essor, en France et en Europe, de l’astronomie extragalactique.
author Gilain, Christian
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Jean-Claude Pont (éd.), Collected works of Charles-François Sturm, éd. avec la collaboration de Flavia Padovani. Préf. de Jean-Claude Pont (Basel-Boston-Berlin : Birkhäuser, 2009), 16,5 × 23,8 cm, x-808 p., fig., tabl., bibliogr.
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title_sort jean-claude pont (éd.), collected works of charles-françois sturm, éd. avec la collaboration de flavia padovani. préf. de jean-claude pont (basel-boston-berlin : birkhäuser, 2009), 16,5 × 23,8 cm, x-808 p., fig., tabl., bibliogr.
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