Orthogenesis versus Darwinism : The Russian case

Résumé« La Russie, la seconde patrie du darwinisme » : cette expression du disciple de Darwin, Kliment Timiriazev (1843-1920), servit de mot d’ordre aux historiens et biologistes russes jusqu’à aujourd’hui. Toutefois, les diverses versions russes de l’antidarwinisme ne furent pas aussi insignifiante...

詳細記述

保存先:
書誌詳細
第一著者: Popov, Igor
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2008
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
その他の書誌記述
要約:Résumé« La Russie, la seconde patrie du darwinisme » : cette expression du disciple de Darwin, Kliment Timiriazev (1843-1920), servit de mot d’ordre aux historiens et biologistes russes jusqu’à aujourd’hui. Toutefois, les diverses versions russes de l’antidarwinisme ne furent pas aussi insignifiantes que l’auraient désiré leurs détracteurs. L’une d’elles soutient ce qui suit : les organismes vivants posséderaient une prédisposition à varier dans certaines directions, et cette prédisposition même déterminerait d’abord les tendances de l’évolution ; de même que les cristaux croissent suivant une certaine forme, les tendances phylogénétiques se développeraient selon certaines lois, sans tenir compte de l’adaptation ni de la sélection naturelle. Cette idée fut le plus souvent appelée « évolution dirigée » ou « orthogenèse » ( orthos, direct). Dans les années 1920, deux scientifiques russes, Lev S. Berg et Dmitry N. Sobolev, présentèrent des conceptions évolutionnistes fondées sur cette notion. Par la suite, non seulement cette idée connut en Russie un développement propre, mais elle exerça aussi une influence essentielle sur les versions russes du darwinisme moderne. Ce fait constitue une différence significative entre les histoires récentes de la biologie de l’évolution en Russie et dans le monde anglophone.