Analyses d'ouvrages
RésuméGalilée aborde l’étude physique de l’acoustique dans un court passage des Discorsi, son dernier ouvrage. Pourtant son père Vincenzo, musicien et théoricien, avait écrit plusieurs textes sur le sujet. Galilée étudie la nature vibratoire des sons et affirme que leur hauteur est liée au nombre d...
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2007
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-RHS_602_0419RHSRevue d'histoire des sciences https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-des-sciences-2007-2-page-419?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhs.602.0419 Analyses d'ouvrages Baskevitch, François2007 fre Revue d'histoire des sciences | 60 | 2 | 2007-12-01 | p. 419-439 | 0151-4105 RHS_6028 RésuméGalilée aborde l’étude physique de l’acoustique dans un court passage des Discorsi, son dernier ouvrage. Pourtant son père Vincenzo, musicien et théoricien, avait écrit plusieurs textes sur le sujet. Galilée étudie la nature vibratoire des sons et affirme que leur hauteur est liée au nombre de vibrations. Dans l’incapacité de les compter, il n’utilise pas le terme « fréquence », mais une périphrase, « nombre de vibrations dans le même temps ». Et il imagine deux expériences pour illustrer sa théorie : l’une repose sur l’analogie entre les vibrations sonores et les ondes à la surface de l’eau, et l’autre sur l’observation des traces laissées sur une plaque de laiton par le frottement sonore d’un outil tranchant. Ces traces (« virgules ») sont espacées, et Galilée établit une corrélation entre les variations des espacements et la hauteur du son produit. Cette expérience doit lui permettre de démontrer la relation qu’il propose. Cependant l’analyse qu’il en fait est partiellement erronée alors que sa théorie est juste. De nos jours, largement imprégnés du système technique du phonographe, nous pouvons, en reproduisant cette expérience, comprendre les raisons qui sont à l’origine de ces erreurs. Il reste néanmoins que Galilée est le précurseur de la représentation graphique des vibrations qui sera à la fin du XIXe siècle à l’origine des procédés d’enregistrement des sons.Galileo devoted only a few pages to the physical study of acoustics in the Discorsi, his latest book. Yet, his father Vincenzo, a musician and a theorist, had produced several texts on this subject. Galileo thought out the vibrating complexion of sounds, and asserted that the pitch was correlated with the number of vibrations. He was unable to count them, so he did not use the word « frequency », but the circumlocution « number of vibrations in the same time ». In addition, he imagined two experiments in order to exemplify his theory. The first rested on an analogy between sound vibrations and water waves, the second on the observation of traces on brass plate after a sound scraping with a cutting tool. These traces (or « commas ») were spaced out, and Galileo made a correlation between space variations and sound pitch. This experiment allowed him to demonstrate the relationship that he proposed. Although his analysis of this phenomenon was partially wrong, his theory was correct, nowadays the technical system of phonograph being widespread, we are able, by reproducing this experiment, to understand the reasons, which were the cause of this error. Galileo nevertheless is the precursor of the graphical representation of vibrations, which lies behind the sound recording processes of the late 19th century.Cairn free access |
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RésuméGalilée aborde l’étude physique de l’acoustique dans un court passage des Discorsi, son dernier ouvrage. Pourtant son père Vincenzo, musicien et théoricien, avait écrit plusieurs textes sur le sujet. Galilée étudie la nature vibratoire des sons et affirme que leur hauteur est liée au nombre de vibrations. Dans l’incapacité de les compter, il n’utilise pas le terme « fréquence », mais une périphrase, « nombre de vibrations dans le même temps ». Et il imagine deux expériences pour illustrer sa théorie : l’une repose sur l’analogie entre les vibrations sonores et les ondes à la surface de l’eau, et l’autre sur l’observation des traces laissées sur une plaque de laiton par le frottement sonore d’un outil tranchant. Ces traces (« virgules ») sont espacées, et Galilée établit une corrélation entre les variations des espacements et la hauteur du son produit. Cette expérience doit lui permettre de démontrer la relation qu’il propose. Cependant l’analyse qu’il en fait est partiellement erronée alors que sa théorie est juste. De nos jours, largement imprégnés du système technique du phonographe, nous pouvons, en reproduisant cette expérience, comprendre les raisons qui sont à l’origine de ces erreurs. Il reste néanmoins que Galilée est le précurseur de la représentation graphique des vibrations qui sera à la fin du XIXe siècle à l’origine des procédés d’enregistrement des sons. |
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