À propos d'une prétendue distinction entre la chimie et l'alchimie au xviie siècle : Questions d'histoire et de méthode

RésuméLa chimie moderne, loin de s’être constituée en rupture avec la tradition alchimique, s’est au contraire nourrie des travaux d’une « philosophie chimique » d’inspiration paracelsienne qui produit encore ses effets dans les travaux des chimistes de l’Académie royale des sciences au début du xv...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Joly, Bernard
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2007
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:RésuméLa chimie moderne, loin de s’être constituée en rupture avec la tradition alchimique, s’est au contraire nourrie des travaux d’une « philosophie chimique » d’inspiration paracelsienne qui produit encore ses effets dans les travaux des chimistes de l’Académie royale des sciences au début du xviiie siècle. C’est ce que montre en particulier l’analyse de la querelle qui opposa Louis Lémery et Étienne-François Geoffroy à propos de la fabrication artificielle du fer. Les arguments que Geoffroy oppose aux conceptions mécanistes de Lémery sont tirés de travaux alchimiques sur la teinture des métaux et les principes métalliques à l’œuvre dans les opérations de transmutation. Son attaque contre les supercheries des alchimistes vise les charlatans, mais non pas les travaux de ses prédécesseurs, dont il tirera la célèbre table des affinités chimiques, qui constitue l’un des piliers de la chimie du xviiie siècle.