Les professionnels africains de la recherche dans l'État colonial tardif

RésuméLes Africains ont joué un rôle précoce mais longtemps subordonné dans les dispositifs de production des savoirs coloniaux. D’une certaine manière, le recours aux « informateurs indigènes » est aussi ancien que la pratique du terrain ethnographique. À partir de la fin des années 1930, les condi...

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Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Jézéquel, Jean-Hervé
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2011
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:RésuméLes Africains ont joué un rôle précoce mais longtemps subordonné dans les dispositifs de production des savoirs coloniaux. D’une certaine manière, le recours aux « informateurs indigènes » est aussi ancien que la pratique du terrain ethnographique. À partir de la fin des années 1930, les conditions de cette participation entrent cependant dans une phase nouvelle. L’État colonial tardif s’intéresse en effet à la modernisation des sociétés africaines et mobilise les chercheurs pour répondre à ses nouvelles interrogations. Cette période est à la fois marquée par la création d’institutions locales de recherche comme l’Institut Français d’Afrique Noire (IFAN) et par la professionnalisation du personnel scientifique et technique en charge de ces instituts. Cet article interroge l’impact de ce nouveau contexte sur la place occupée par les lettrés africains dans les milieux de la recherche ouest-africaine. Il analyse le recrutement, la trajectoire et le rôle des employés ouest-africains de l’IFAN depuis la création de l’institut en 1938 jusqu’aux indépendances de 1960.